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L’Algérie : croissance régulière de la production pétrolière en 2024, 2025 et 2026

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  • L’Algérie, membre de l’OPEP+, voit ses prévisions de production pétrolière s’orienter vers une hausse progressive pour les années à venir.
  • En 2025 et 2026, le pays prévoit un rebond significatif de sa production, avec des impacts positifs sur ses recettes d’exportation et son économie.

L’Algérie, membre de l’OPEP+, s’attend à une production pétrolière stable pour l’année 2024, avec des prévisions optimistes pour les années à venir. D’après les dernières données de la plateforme spécialisée Attaqa, la production moyenne de pétrole en 2024 a enregistré une légère fluctuation, mais la tendance reste positive pour 2025 et 2026, soutenant ainsi les projections de croissance économique du pays.

Une production stable en 2024

Au premier trimestre 2024, la production pétrolière de l’Algérie a été estimée à 907 000 barils par jour (b/j), avant de connaître une légère baisse au deuxième trimestre, tombant à 904 000 b/j. Cependant, la production a rebondi au troisième trimestre, atteignant 909 000 b/j. En novembre 2024, la production estimée s’élevait à 910 000 b/j, montrant une certaine résilience du secteur pétrolier algérien, malgré un contexte mondial complexe.

Cette dynamique de production s’inscrit dans le cadre des engagements de l’Algérie au sein de l’OPEP+, visant à limiter la production de pétrole pour soutenir les prix mondiaux. Cette politique de régulation de la production permet à l’Algérie de maintenir une stabilité dans ses exportations tout en répondant aux besoins de l’OPEP+.

2025 : Un rebond attendu

Pour 2025, les perspectives de production de l’Algérie sont plutôt optimistes. Selon Attaqa, la production devrait se stabiliser à 908 000 b/j au premier trimestre, avec une légère hausse prévue à partir du deuxième trimestre. Si l’Algérie respecte sa part des réductions volontaires décidées par l’OPEP+, soit 51 000 b/j, la production pourrait atteindre 911 000 b/j dès avril 2025, et augmenter de manière régulière pour atteindre 934 000 b/j en décembre 2025.

Une hausse mensuelle progressive

Attaqa prévoit une croissance mensuelle de la production algérienne tout au long de l’année 2025. En mai, la production pourrait atteindre 914 000 b/j, puis progresser pour atteindre 917 000 b/j en juin. Le mois de juillet marquerait une nouvelle augmentation de 2 000 b/j, pour un total de 919 000 b/j, suivie d’une hausse de 3 000 b/j en août, atteignant ainsi 922 000 b/j.

Les projections indiquent que cette tendance haussière se poursuivra au second semestre 2025, avec une prévision de 931 000 b/j en novembre et un pic à 934 000 b/j en décembre. Ce retour à des niveaux de production plus élevés constitue un signal positif pour l’économie algérienne, fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures.

2026 : une poursuite de la croissance

Les prévisions pour 2026 annoncent une poursuite de la tendance à la hausse, avec une production estimée à 1,007 million de barils par jour (b/j). Cette croissance sera progressive, avec une production qui devrait atteindre 936 000 b/j en janvier 2026, puis augmenter à 942 000 b/j en mars. En août 2026, la production pourrait se stabiliser à 956 000 b/j, avant de finir l’année autour de 959 000 b/j.

Ces chiffres reflètent l’optimisme des analystes quant à la capacité de l’Algérie à maintenir un niveau de production stable et à en augmenter progressivement la cadence, soutenue par la demande mondiale en énergie et les ajustements décidés au sein de l’OPEP+.

L’impact des réductions de l’OPEP+

L’Algérie participe activement aux réductions volontaires de production décidées par l’OPEP+ dans le but de réguler l’offre mondiale de pétrole. En décembre 2024, l’OPEP+ a prolongé son accord de réduction de production jusqu’à la fin de 2026. L’Algérie s’engage à réduire sa production de 51 000 b/j, tout en respectant sa part des réductions supplémentaires, qui s’élèvent à 48 000 b/j.

Cette politique de réduction a pour but de soutenir les prix du pétrole et d’assurer un équilibre sur le marché mondial, mais elle implique également des ajustements réguliers dans les niveaux de production, qui seront suivis de près par les autorités algériennes.

Un levier pour l’économie nationale

L’augmentation attendue de la production pétrolière devrait avoir des répercussions positives sur l’économie de l’Algérie. Selon la Banque mondiale, la reprise de la production d’hydrocarbures en 2025 pourrait contribuer à l’augmentation des recettes d’exportation, ce qui soutiendrait la croissance économique du pays. Ces revenus sont essentiels pour le financement de projets de développement et pour réduire la dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures.

 

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