- L’Algérie intensifie ses efforts pour renforcer la sécurité alimentaire et soutenir son développement économique.
- Lors de la rencontre gouvernement – walis, le ministre de l’Agriculture, Youcef Cherfa, a présenté des initiatives pour moderniser le secteur agricole et relever les défis climatiques.
Lors de la récente rencontre gouvernement -walis, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Youcef Cherfa, a souligné l’importance cruciale du secteur agricole pour l’économie nationale.
« Le secteur a enregistré une croissance notable ces dernières années, avec une contribution supérieure à 15 % au produit national brut », a-t-il déclaré. En 2024, la valeur de la production agricole a atteint un niveau record de 37 milliards de dollars, contre 25 milliards en 2020, avec un taux de couverture de 75 % des besoins alimentaires du pays.
Une stratégie ambitieuse pour relever les défis climatiques
Face aux enjeux imposés par les changements climatiques, le gouvernement a adopté un plan stratégique visant à exploiter de manière optimale les terres agricoles irriguées. Chaque wilaya disposera d’un plan spécifique pour garantir une gestion locale adaptée. Selon le ministre, « cette avancée montre l’importance croissante du secteur dans le développement économique du pays et souligne la nécessité de renforcer sa résilience face aux défis climatiques ».
Parmi les priorités, l’autosuffisance en blé dur et en orge constitue un objectif phare. « Nous visons l’autosuffisance en blé dur et en orge, avec une extension des surfaces cultivées pour atteindre 4,2 millions d’hectares, dont 500 000 hectares dans le Sud, d’ici à 2027 », a précisé Cherfa.
Un focus sur les cultures stratégiques
Pour diversifier et renforcer la production locale, plusieurs initiatives ont été annoncées. Parmi elles, un projet visant à encourager la culture du maïs comme alternative à l’orge et au sorgho sera lancé dès la saison 2025-2026. « Un objectif de 220 000 hectares de maïs fourrager dans le Sud est prévu d’ici à 2027 », a déclaré le ministre.
Par ailleurs, l’extension des cultures oléagineuses figure également parmi les priorités, avec un objectif de 300 000 hectares cultivés d’ici à 2027, grâce à la rotation des cultures dans les zones agricoles du Sud. Enfin, deux projets stratégiques pour les plantes sucrières, dont un consacré à la betterave sucrière, viseront à augmenter les surfaces cultivées à 150 800 hectares à l’horizon 2027.
Modernisation et infrastructures
La modernisation des infrastructures agricoles constitue un axe majeur de la stratégie. « En 2024, nous avons lancé un programme de stockage de 5 millions de tonnes, ce qui contribuera à augmenter la capacité de stockage national des céréales de 9 à 14 millions de tonnes », a précisé Cherfa. Parallèlement, de nouvelles zones d’irrigation seront aménagées dans les wilayas de Ghardaïa et de Naâma pour soutenir la production de pommes de terre et de tomates industrielles.
Des partenariats internationaux viennent renforcer ces efforts. Parmi eux, une collaboration avec la société qatarie « Baladna » pour la production de lait en poudre et un partenariat italien pour la culture de céréales et de légumineuses.
Un soutien accru aux acteurs agricoles
Pour faciliter la réalisation de ces projets, des mesures ont été mises en place pour améliorer l’accès à la terre et moderniser les infrastructures de base. « Une attention particulière est accordée aux réseaux électriques et aux infrastructures de communication dans les régions rurales », a-t-il affirmé. Enfin, ce dernier a rappelé que le secteur agricole est « un moteur essentiel de l’économie nationale ».
