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Donald Trump relance la controverse sur le Groenland et le canal de Panama

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  • Donald Trump frappe fort avec de nouvelles déclarations géopolitiques qui suscitent la controverse.
  • Du Groenland au canal de Panama, le 47e président américain ambitionne de bousculer l’ordre international.

Depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, Donald Trump a tenu une conférence de presse où il a abordé des sujets géopolitiques sensibles, provoquant des réactions internationales. Entre le Groenland, le canal de Panama, et des déclarations polémiques sur le Canada et l’OTAN, le futur président américain ne cesse de bousculer l’ordre établi.

Lorsqu’un journaliste lui a demandé s’il excluait une annexion militaire du canal de Panama ou du Groenland, il a répondu sans détour : « Je ne peux pas vous l’assurer, sur aucun des deux. »

Le Groenland : une nouvelle pomme de discorde

Donald Trump a de nouveau insisté sur l’importance stratégique du Groenland, territoire autonome du Danemark, qu’il considère comme crucial pour la sécurité nationale des États-Unis. Il a exhorté le Danemark à « renoncer » à l’île, déclarant : « Pour la sécurité nationale et la liberté à travers le monde, les États-Unis d’Amérique estiment que la propriété et le contrôle du Groenland sont une nécessité absolue. »

Cette déclaration a suscité une réaction ferme de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, qui a déclaré :« Le Groenland est aux Groenlandais. »

En Europe, les propos de Trump ont également fait réagir. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a rappelé sur France Inter : « Il n’est pas question que l’Union européenne laisse d’autres nations du monde, quelles qu’elles soient, s’en prendre à ses frontières souveraines. Le Groenland est un territoire de l’Union européenne. »

Canal de Panama : une cible récurrente

Le président élu a déjà exprimé à plusieurs reprises son désir de reprendre le contrôle du canal de Panama, construit par les États-Unis et inauguré en 1914, si les tarifs des péages pour les navires américains ne sont pas révisés à la baisse. Il a de nouveau critiqué, mardi, l’accord signé en 1977 par le président de l’époque, Jimmy Carter, qui a conduit au transfert de la gestion du canal au Panama en 1999.

« Ils ne nous traitent pas de manière juste. Nos navires paient plus cher que ceux d’autres pays », a déclaré Donald Trump. « Ils se moquent de nous parce qu’ils pensent que nous sommes stupides. Mais nous ne sommes plus stupides à présent », a-t-il ajouté

Le Panama a rapidement répondu par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Javier Martinez-Acha, affirmant que la souveraineté du pays sur le canal est : « Non négociable. »

Tensions avec le Canada : des menaces économiques

Donald Trump ne s’est pas arrêté là. Il a menacé d’utiliser la « force économique » contre le Canada, qu’il considère comme un allié « subventionné » par les États-Unis. Suite à l’annonce de la démission du Premier ministre canadien Justin Trudeau, Trump a suggéré que le Canada devrait « fusionner » avec les États-Unis.

Ces propos ont provoqué une vive réaction au nord de la frontière. La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a répliqué :« Le Canada ne reculera jamais face aux menaces. »

De son côté, Justin Trudeau a martelé :« Jamais, au grand jamais, le Canada ne fera partie des États-Unis. ». Malgré ces réponses, Trump a publié sur Truth Social une carte des États-Unis incluant le Canada, intensifiant encore les tensions.

L’OTAN et le golfe du Mexique : des idées controversées

Le milliardaire a également ravivé ses critiques envers l’OTAN, exigeant que les membres augmentent leur budget de défense à 5 % de leur PIB, contre les 2 % actuellement requis. « Ils peuvent tous se le permettre », a-t-il déclaré.

Enfin, Trump a annoncé son intention de renommer le golfe du Mexique en « golfe de l’Amérique », tout en fustigeant le Mexique pour sa gestion de l’immigration clandestine.

Entre provocations et ambitions géopolitiques, Donald Trump semble vouloir repositionner les États-Unis sur la scène internationale. Cependant, ses déclarations risquent de creuser des tensions diplomatiques avec des alliés clés, alors que l’équilibre mondial reste fragile.

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