Le mardi 21 janvier, Amir Reza-Tofighi a pris les rênes de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), succédant à François Asselin, qui quitte la présidence après une décennie de service.
Avec 65,4 % des suffrages exprimés lors de l’assemblée générale élective, le jeune entrepreneur de 40 ans incarne une nouvelle vision pour la deuxième organisation patronale française.
Né de parents réfugiés politiques iraniens, Amir Reza-Tofighi a grandi à Grigny, dans l’Essonne. Diplômé de CentraleSupélec et d’HEC, il s’est très tôt tourné vers l’entrepreneuriat. À seulement 21 ans, il cofonde Vitalliance, une entreprise spécialisée dans les services à la personne, qu’il dirige depuis 2014. Parallèlement, il participe à la création de Heetch, une plateforme de VTC.
« On peut être iranien, avoir grandi dans une cité, et, par le travail, s’élever et devenir un représentant du monde patronal», affirme-t-il avec conviction. Ce parcours illustre la capacité de l’entrepreneuriat à promouvoir l’intégration et l’émancipation sociale.
Sous la direction de François Asselin, la CPME a joué un rôle clé dans le débat public. Parmi ses réalisations majeures figure le « test PME », une initiative transformée en proposition de loi en juillet dernier. Ce dispositif vise à évaluer l’impact des nouvelles réglementations sur les petites et moyennes entreprises avant leur mise en application, afin de limiter les freins à leur compétitivité.
Dans un contexte de dissolution de l’Assemblée nationale en juin dernier, Asselin a su réagir en organisant un grand débat économique national, rassemblant les propositions des différents partis politiques pour mieux défendre les intérêts des entreprises.
une organisation patronale très active
Bien que la CPME soit moins influente que le Medef en termes d’audience salariée (25,54 % contre 69,21 %), elle réunit un nombre plus important d’entreprises adhérentes : 243 000 contre 200 000 pour le Medef. Cette disparité résulte d’un mode de calcul de la représentativité qui favorise les organisations représentant un grand nombre de salariés. La CPME milite activement pour une réforme de ce calcul, aux côtés de l’U2P.
Déjà impliqué dans les travaux de la CPME depuis plusieurs années, Amir Reza-Tofighi siège au comité exécutif national depuis 2019. Il a également présidé la commission innovation, où il a piloté un programme de déploiement de l’intelligence artificielle dans les TPE-PME.
En tant que président, il ambitionne de renforcer la capacité des petites et moyennes entreprises à relever les défis technologiques et économiques. Il devra également œuvrer à accroitre la visibilité et l’influence de la CPME face au Medef.
Avec l’arrivée d’Amir Reza-Tofighi à sa tête, la CPME s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Jeune, dynamique et visionnaire, il incarne une nouvelle génération de dirigeants, bien décidés à défendre les intérêts des TPE et PME françaises dans un contexte en constante évolution.
