Le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Sifi Ghrieb, a procédé, lundi, à l’inauguration d’une nouvelle unité de production de médicaments anticancéreux à Sidi Abdellah, à Alger.
Avec une capacité de production annuelle de 5 millions d’unités, cette unité ambitionne de renforcer l’autosuffisance du pays en traitements vitaux et de réduire la dépendance aux importations.
Accompagné du ministre délégué chargé de la Production pharmaceutique, Fouad Hadji, Sifi Ghrieb a multiplié les visites d’inspection dans plusieurs établissements pharmaceutiques d’Alger. Parmi eux, le Centre de bioéquivalence (Equival-Bio Center) du groupe Saïdal, premier du genre en Algérie, qui joue un rôle clé dans la validation des médicaments génériques.
Ce centre de pointe est chargé de prouver que ces médicaments offrent la même efficacité et sécurité que les médicaments de référence. Grâce à des équipements de dernière génération, il permet aux laboratoires pharmaceutiques de garantir la qualité de leurs produits et d’ouvrir la voie aux exportations internationales.

Vers un rythme de 100 études de bioéquivalence par an
Le ministre a insisté sur la nécessité d’agrandir les infrastructures du centre et d’accélérer les études de bioéquivalence, fixant un objectif de 100 études par an contre 50 actuellement. Il a également souligné l’importance d’attirer davantage de volontaires pour ces essais cliniques, en assurant leur sécurité et leur accompagnement psychologique.
En parallèle, Ghrieb a mis en avant la formation spécialisée des professionnels du secteur, estimant qu’un renforcement des compétences locales est essentiel pour tirer pleinement parti des équipements modernes et optimiser l’expertise algérienne.

Une nouvelle unité pour la fabrication de 25 médicaments anticancéreux
Le ministre s’est ensuite rendu à l’usine El Kendi, filiale du groupe international MS Pharma, où il a inauguré une nouvelle unité de fabrication de produits oncologiques à Rahmania. Un investissement de 7 millions de dollars permettra à cette unité de produire 25 nouveaux médicaments anticancéreux d’ici trois ans.
Avec des installations conformes aux normes internationales, l’usine El Kendi met un point d’honneur à garantir la sécurité des employés et à minimiser son impact environnemental. Des mesures écologiques ont été intégrées, notamment une station d’épuration et une gestion optimisée des ressources en eau et en énergie.
Une ambition tournée vers l’international
Mais El Kendi ne compte pas s’arrêter là. L’entreprise ambitionne de se positionner sur les marchés européens, du Moyen-Orient et africains, consolidant ainsi son rôle de leader dans l’industrie pharmaceutique.
Forte de deux usines et d’une équipe de plus de 1 000 collaborateurs, elle conjugue innovation locale et respect des standards internationaux pour répondre aux besoins croissants des patients.
