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vendredi, mars 20, 2026
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Prise de contrôle de Gaza ? La Maison Blanche tempère les propos de Trump

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  • L’annonce surprenante de Donald Trump sur une prise de contrôle américaine de la bande de Gaza a suscité un tollé au sein de la communauté internationale.
  • Toutefois, son administration a rapidement tempéré ses propos, précisant que les contribuables américains ne financeraient pas la reconstruction de Gaza.

Mardi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis allaient « prendre le contrôle » de Gaza, un territoire ravagé par 16 mois de guerre. Il a également indiqué que les habitants devraient « aller vivre ailleurs« , une déclaration qui a immédiatement soulevé une vague d’indignation sur la scène internationale.

L’administration tente de clarifier

Dès le lendemain, Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a tenu à nuancer les propos du président. « Le président Trump a dit que les États-Unis ne financeraient pas la reconstruction de Gaza« , a-t-elle affirmé devant la presse. Toutefois, elle a précisé que « son administration va travailler avec (ses) partenaires dans la région pour reconstruire » Gaza. « Les États-Unis doivent s’impliquer dans cet effort de reconstruction », a-t-elle ajouté, tout en assurant que « cela ne veut pas dire qu’il y aura des troupes (américaines) au sol à Gaza, ni que les contribuables américains financeront cet effort« .

Marco Rubio précise la position américaine

Depuis le Guatemala, où il était en déplacement, le secrétaire d’État Marco Rubio a lui aussi cherché à désamorcer la polémique. « Le président Trump souhaite seulement que les Palestiniens quittent temporairement la bande de Gaza pendant sa reconstruction« , a-t-il déclaré. Selon lui, il ne s’agit pas d’un exil définitif, mais bien d’une « offre de reconstruire et d’être en charge de la reconstruction« .

Condamnations internationales

Les réactions internationales à cette annonce ne se sont pas fait attendre. Les présidents Emmanuel Macron et Abdel Fattah al-Sissi ont publiquement averti que « tout déplacement forcé de la population palestinienne à Gaza comme en Cisjordanie serait inacceptable« . Dans un communiqué de l’Elysée, ils ont ajouté que « il s’agirait d’une violation grave du droit international, d’une entrave à la solution à deux États et d’un facteur de déstabilisation majeur pour l’Égypte et la Jordanie« .

De son côté, Amnesty International a réagi avec force, qualifiant le projet de « crime de guerre » et de « violation grave du droit international« . Agnès Callamard, secrétaire générale de l’ONG, a indiqué que « les déclarations du président Trump appelant au déplacement forcé des Palestiniens hors de la bande de Gaza occupée doivent être condamnées largement et sans équivoque« . Elle a ajouté que « tout projet visant à expulser de force des Palestiniens hors du territoire occupé est un crime de guerre, et s’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique contre la population civile, il constituerait un crime contre l’humanité« .

Si l’administration américaine tente de désamorcer les propos de Donald Trump, le tollé international ne faiblit pas. La situation met en lumière la complexité des enjeux en jeu et la nécessité pour la communauté internationale d’adopter une approche diplomatique concertée face à la situation désastreuse à Gaza.

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