- Mardi, le président américain Donald Trump a balayé d’un revers de main les objections formulées par l’Ukraine au sujet de son absence des négociations entre les États-Unis et la Russie, organisées en Arabie saoudite.
- Ces discussions, censées œuvrer à une résolution du conflit en Ukraine, ont suscité des réactions vives, notamment en raison du rôle limité accordé à Kiev.
S’exprimant depuis sa résidence de Mar-a-Lago, Donald Trump a tenu des propos polémiques en suggérant que l’Ukraine était en partie responsable du conflit en cours. « J’ai entendu aujourd’hui qu’ils se plaignaient de ne pas avoir été invités. Cela fait trois ans qu’ils sont là. Ils auraient dû mettre fin à cette guerre il y a longtemps. Elle n’aurait jamais dû commencer« , a-t-il déclaré.
Le président américain a laissé entendre que des concessions auraient pu être faites par Kiev pour éviter l’invasion, notamment en matière de neutralité et d’adhésion à l’OTAN, rejoignant ainsi des arguments avancés par Moscou.
Des doutes sur la légitimité de Volodymyr Zelensky
Donald Trump a également exprimé des réserves quant à la légitimité du président ukrainien Volodymyr Zelensky, évoquant le report des élections en raison de la loi martiale. « Nous sommes dans une situation où il n’y a pas eu d’élections en Ukraine, où une loi martiale est en place, et où le dirigeant ukrainien – je suis désolé de le dire – mais il est à seulement 4% d’opinions favorables« , a-t-il affirmé, plaidant pour la tenue d’un scrutin.
Moscou réitère ses exigences
Lors des négociations à Riyad, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé les exigences de Moscou. Selon lui, l’Ukraine devrait adopter un statut de neutralité et renoncer à toute adhésion à l’OTAN.
Moscou réclame également une réduction significative des forces armées ukrainiennes, affirmant que cela garantirait une stabilité régionale. Enfin, la Russie exige un changement de gouvernement à Kiev, estimant que la direction actuelle est un obstacle à toute résolution du conflit.
Ces revendications, déjà formulées avant l’invasion de 2022, restent inacceptables pour l’Ukraine et ses alliés occidentaux, rendant toute issue diplomatique incertaine.
Un optimisme prudent sur une résolution du conflit
Malgré ces tensions, Donald Trump s’est dit confiant quant à une possible résolution de la guerre. Quelques heures après la fin des pourparlers de Riyad, il a affirmé être « plus confiant » quant à la possibilité d’un accord mettant fin aux hostilités.
Alors que le 24 février marquera le troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’issue des négociations reste incertaine. L’absence de Kiev dans ces discussions soulève des interrogations sur la viabilité d’un accord de paix durable.
