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Face à l’Algérie, Bruno Retailleau prône la fermeté, Jean-Noël Barrot mise sur la diplomatie après l’attaque de Mulhouse

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  • Samedi 22 février, un acte de terrorisme a frappé Mulhouse (Haut-Rhin), provoquant une onde de choc en France.
  • Un homme de 37 ans a poignardé à mort un citoyen portugais de 69 ans et blessé grièvement trois policiers municipaux avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.

Cet attentat, qualifié d' »islamiste » par le président Emmanuel Macron, met en lumière des failles dans le système de contrôle des individus en situation irrégulière et relance les tensions diplomatiques avec l’Algérie.

« Un acte de terrorisme islamiste qui ne fait pas de doute« 

Le principal suspect, un Algérien en situation irrégulière en France depuis 2014, était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Toutefois, l’Algérie avait refusé son expulsion à dix reprises. « L’Algérie l’a refusé à dix reprises. À dix reprises, mes services ont relancé le consulat algérien sans jamais que celui-ci n’accepte quelqu’un qui était né en Algérie« , a déclaré Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, sur le plateau du 20H de TF1.

Le suspect était fiché au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste) et avait déjà été condamné pour « apologie du terrorisme » à la suite du massacre du 7 octobre en Israël. Selon le procureur de Mulhouse, Nicolas Heitz, l’individu avait fait l’objet d’une expertise psychiatrique en prison qui « avait détecté un profil schizophrène« .

« Une coopération exigeante » plutôt qu’un « rapport de force »

Après l’attaque, Bruno Retailleau a plaidé pour un durcissement des mesures envers les pays refusant la reconduite de leurs ressortissants en situation irrégulière. « La dimension psychiatrique de l’individu est sans doute une autre cause« , a-t-il souligné en visite à Mulhouse.

De son côté, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a appelé à une « coopération exigeante » plutôt qu’à un « rapport de force » stérile. « La diplomatie, c’est toute une palette d’outils. Ce qui nous intéresse, c’est la sécurité des Français, ce n’est pas le rapport de force pour le rapport de force« , a-t-il déclaré sur CNews et Europe 1.

Jean-Noël Barrot a indiqué avoir demandé un rapport circonstancié aux 19 ambassadeurs français en poste dans les pays où les expulsions sont les plus compliquées. « J’ai demandé aux 19 ambassadeurs dans les pays où nous avons le plus de difficultés à renvoyer les étrangers en situation irrégulière de me faire un rapport circonstancié dont je présenterai les résultats ce mercredi au Premier ministre« , a-t-il ajouté.

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