Israël a accepté la proposition des États-Unis d’étendre la trêve à Gaza pendant les fêtes religieuses du Ramadan et de Pâque juive, une mesure qui doit permettre de désamorcer temporairement les tensions dans la région.
Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé cette décision, précisant que le plan, élaboré par l’envoyé du président américain Steve Witkoff, prévoit un cessez-le-feu temporaire jusqu’à la fin du mois de mars et jusqu’à la mi-avril, période de la célébration de la Pâque juive (Pessah).
Le communiqué publié par le cabinet du Premier ministre israélien détaille les conditions de ce cessez-le-feu. Conformément au plan, la moitié des otages, morts et vivants, seraient libérés dès le premier jour de l’entrée en vigueur de la trêve, tandis que le reste des otages serait rendu à Israël à la fin de la période de trêve, si un accord sur un cessez-le-feu permanent est trouvé.
Cette décision intervient après l’expiration de la première phase du cessez-le-feu, qui a pris fin sans qu’un accord sur la suite des négociations ne soit trouvé.
Le Hamas rejette l’extension de la trêve
De son côté, le Hamas a immédiatement rejeté cette proposition. Le mouvement palestinien a insisté pour que la deuxième phase du cessez-le-feu, entrée en vigueur le 19 janvier, soit mise en œuvre avant toute extension de la trêve.
Pour le Hamas, l’extension de la trêve jusqu’à la mi-avril constitue une violation des accords déjà signés par Israël. « La seule manière d’obtenir une stabilité durable et le retour des prisonniers est de poursuivre l’application de l’accord« , a déclaré à l’AFP le dirigeant du Hamas, Mahmoud Mardaoui, insistant sur le fait que la mise en œuvre de la deuxième phase reste une priorité absolue.
Israël suspend les livraisons
Dans un contexte de tensions croissantes, Israël a annoncé la suspension des livraisons de marchandises et d’approvisionnements à Gaza. Cette décision fait suite au refus du Hamas d’accepter la proposition américaine de prolongation de la trêve.
Le bureau de Benjamin Netanyahu a souligné que l’État hébreu n’acceptera pas de cessez-le-feu sans la libération de ses otages et a averti qu’il y aurait des « conséquences » si le Hamas persistait dans son refus.
Le Hamas a qualifié cette mesure de « crime de guerre » et de « violation de l’accord » de trêve. « La décision de Benyamin Netanyahou de suspendre l’aide humanitaire constitue un chantage mesquin, un crime de guerre et une violation flagrante de l’accord » de trêve, a écrit le mouvement, appelant « les médiateurs et la communauté internationale à faire pression » sur Israël pour qu’il revienne sur sa décision.
Des négociations en suspens
Malgré l’acceptation par Israël de la proposition américaine, les négociations restent suspendues. Le Premier ministre israélien a réaffirmé que son pays était prêt à engager des discussions sur tous les aspects du plan proposé par Steve Witkoff, à condition que le Hamas accepte le principe d’une trêve prolongée. Mais les chances d’un compromis demeurent incertaines, Israël et le Hamas restant fermes sur leurs positions respectives.
