15.6 C
Paris
vendredi, mars 20, 2026
AccueilActualitéTrump-Poutine : une trêve limitée aux infrastructures énergétiques, mais pas de paix...

Trump-Poutine : une trêve limitée aux infrastructures énergétiques, mais pas de paix en vue

Date:

  • Après des mois de combats, une trêve limitée de 30 jours a été convenue entre Moscou et Washington, ciblant uniquement les infrastructures énergétiques en Ukraine.
  •  Cet accord, conclu entre Donald Trump et Vladimir Poutine, ne constitue pas un cessez-le-feu global, et les exigences russes suscitent déjà des tensions avec Kiev et ses alliés occidentaux

 Après un appel de deux heures et demie entre Donald Trump et Vladimir Poutine, une trêve temporaire de 30 jours limitée aux infrastructures énergétiques a été annoncée mardi 18 mars. Si cet accord constitue une première avancée, il ne marque pas une percée majeure vers un cessez-le-feu global en Ukraine.

 Une trêve ciblée, loin d’un cessez-le-feu global

Washington avait initialement proposé une trêve complète de 30 jours, une initiative acceptée par Kiev lors d’une rencontre avec des représentants américains et ukrainiens. Finalement, Moscou et Washington ont trouvé un terrain d’entente sur une pause plus restreinte.

« Nous allons travailler rapidement pour avoir un cessez-le-feu total et, au bout du compte, la FIN de cette guerre vraiment horrible entre l’Ukraine et la Russie », a écrit Donald Trump après son échange avec Vladimir Poutine.

Le Kremlin a confirmé cet accord et a ajouté que « la partie russe a souligné un certain nombre de points essentiels concernant le contrôle effectif d’un éventuel cessez-le-feu sur l’ensemble de la ligne de contact, la nécessité de mettre fin à la mobilisation forcée en Ukraine et au réarmement des forces armées ukrainiennes. »

Un échange de prisonniers prévu

Dans le cadre de cet apaisement temporaire, la Russie et l’Ukraine ont convenu d’un échange de prisonniers mercredi 19 mars. « Vladimir Poutine a déclaré que le 19 mars (mercredi), les parties russe et ukrainienne échangeront des prisonniers175 personnes contre 175« , a indiqué le Kremlin.

La Maison Blanche a confirmé cette annonce et a souligné l' »immense avantage » qu’offre une « meilleure » relation entre les États-Unis et la Russie.

Moscou exige l’arrêt de l’aide militaire occidentale

Vladimir Poutine a formulé une demande ferme à son homologue américain : « Il a été souligné que la condition clé pour empêcher une escalade du conflit et œuvrer à sa résolution par des voies politiques et diplomatiques doit être l’arrêt complet de l’assistance militaire étrangère et de la fourniture d’informations à Kiev« , a déclaré le Kremlin dans un communiqué.

Cette position a immédiatement été rejetée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui y voit une stratégie visant à fragiliser l’Ukraine. « Tout son jeu, c’est de nous affaiblir le plus possible« , a-t-il réagi.

 Macron et Scholz réaffirment leur soutien à Kiev

Suite aux exigences russes, la France et l’Allemagne ont rapidement réagi en confirmant leur appui à l’Ukraine. « Nous sommes tous deux d’accord sur le fait que l’Ukraine peut compter sur nous, que l’Ukraine peut compter sur l’Europe et que nous ne la laisserons pas tomber« , a déclaré Olaf Scholz, chancelier allemand.

 « Nous continuons le soutien à l’armée ukrainienne dans sa guerre de résistance face à l’agression russe. », confirme Emmanuel Macron

 Prochaines discussions diplomatiques

 Dans le cadre de la recherche d’une solution diplomatique, une rencontre se tiendra au Moyen-Orient. « Une équipe va se rendre en Arabie saoudite, menée par notre conseiller à la sécurité nationale (Mike Waltz) et notre secrétaire d’État (Marco Rubio) », a annoncé Steve Witkoff, conseiller à la Maison Blanche.

Si cette trêve ciblée constitue une avancée, elle reste fragile et insuffisante pour entrevoir la fin du conflit. Les semaines à venir seront déterminantes pour évaluer les véritables perspectives de paix.

 

Les plus populaires