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Commerce international : Donald Trump annonce un accord « total et complet » avec le Royaume-Uni

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  • Dans un contexte de résurgence des tensions commerciales mondiales, Donald Trump a annoncé ce jeudi la conclusion d’un accord commercial bilatéral avec le Royaume-Uni.
  • Qualifié de « total et complet », ce texte marque un tournant symbolique dans les relations économiques transatlantiques, bien qu’il ne s’agisse pas d’un accord de libre-échange formel.
  • Il ouvre néanmoins la voie à un allègement ciblé des surtaxes douanières sur plusieurs secteurs clés, à commencer par l’acier et l’automobile.

    Donald Trump a annoncé ce jeudi la conclusion d’un accord commercial bilatéral « total et complet » avec le Royaume-Uni, qualifié par le président américain de « premier jalon » dans sa nouvelle stratégie commerciale. Ce texte, encore non détaillé, constitue la première avancée concrète depuis le retour des surtaxes douanières imposées par les États-Unis sur une série de produits étrangers.

 « Cet accord cimentera la relation entre les États-Unis et le Royaume-Uni pour de nombreuses années », a déclaré Donald Trump sur TruthSocial.

Le président américain a indiqué que d’« autres accords suivront ».

Un accord commercial stratégique mais encore flou

Si le contenu précis du texte n’a pas été rendu public, plusieurs sources indiquent qu’il ne s’agirait pas d’un accord de libre-échange en bonne et due forme, mais plutôt d’un allègement tarifaire ciblé sur certains secteurs clés, notamment l’acier, l’aluminium, l’automobile et potentiellement les produits pharmaceutiques.

Selon le Financial Times, la signature officielle pourrait intervenir dans les jours à venir. Donald Trump tiendra une conférence de presse à 16h, heure française, pour détailler les contours de ce partenariat.

De son côté, le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui s’exprimera dans la journée, cherche depuis plusieurs semaines à obtenir une révision des taxes douanières imposées sous la précédente administration Trump : 10 % sur la plupart des exportations britanniques, et jusqu’à 25 % sur les secteurs stratégiques.

Un enjeu clé pour le commerce extérieur britannique

En 2024, les États-Unis représentaient plus de 25 % des exportations automobiles britanniques, selon l’Office for National Statistics, faisant d’eux la première destination hors-UE pour les constructeurs britanniques. Cet accord pourrait donc représenter un levier de compétitivité crucial pour un secteur fragilisé par le Brexit et les tensions commerciales globales.

Londres souhaite également obtenir des exemptions sur certains produits à haute valeur ajoutée, notamment les médicaments, tout en maintenant une fermeté réglementaire sur les normes sanitaires.

Keir Starmer a en effet exclu tout assouplissement permettant l’importation de viande américaine traitée aux hormones ou de poulet rincé au chlore, sujets hautement sensibles dans l’opinion publique britannique.

 Un signal envoyé à la Chine et à l’Europe

 L’annonce de cet accord intervient à la veille de discussions commerciales prévues entre les États-Unis et la Chine, en Suisse. Pour Donald Trump, qui cherche à repositionner les États-Unis comme puissance commerciale bilatérale, ce partenariat avec Londres sert de vitrine diplomatique : celui d’un modèle alternatif aux grands traités multilatéraux, jugés trop contraignants par l’administration américaine.

Ce virage protectionniste, amorcé lors de son premier mandat, avait semé le trouble dans les relations économiques internationales, poussant de nombreux partenaires, dont l’Union européenne, à revoir leur stratégie.

À noter que, contrairement à Bruxelles, Londres n’avait pas instauré de contre-mesures douanières en réponse aux taxes américaines, un geste qui semble avoir pesé dans la reprise des négociations.

 

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