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Israël frappe l’Iran : sites nucléaires visés, dirigeants tués, l’escalade inquiète la planète

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  • Téhéran a été la cible d’une attaque dans la nuit du 13 juin. Israël a mené des frappes contre plusieurs installations nucléaires et militaires iraniennes.
  • Tandis que la communauté internationale appelle à la retenue, le spectre d’un conflit généralisé au Moyen-Orient ressurgit.

   Peu après minuit, ce vendredi 13 juin, l’armée israélienne a frappé des dizaines de cibles en Iran, principalement des sites nucléaires et militaires stratégiques. Des hauts responsables militaires et plusieurs experts du programme nucléaire iranien ont trouvé la mort dans l’opération, dont les contours n’ont pas encore été rendus publics par Tel-Aviv.

Téhéran promet une riposte sévère

L’annonce de l’attaque a provoqué une onde de choc à Téhéran. Le président iranien Massoud Pezeshkian a dénoncé une « attaque massive ».

« La nation iranienne et les responsables du pays ne resteront pas silencieux face à ce crime, et la réponse légitime et puissante de la République islamique d’Iran fera regretter à l’ennemi son acte insensé », a-t-il déclaré dans un message diffusé par les médias d’État.

Le nouveau chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, a lui aussi juré des représailles sanglantes. « Le criminel et illégitime régime sioniste connaîtra un destin amer et douloureux, aux conséquences énormes et destructrices », a-t-il prévenu, promettant que « les portes de l’enfer s’ouvriront bientôt sur ce régime ».

 L’ONU se mobilise, réunion d’urgence du Conseil de sécurité

 Face à l’intensité de l’escalade, le Conseil de sécurité des Nations unies a convoqué une réunion en urgence ce vendredi à 15h (heure de New York), soit 21h en France. À l’initiative de l’Iran, la demande a été relayée par la Russie et soutenue par la Chine, a confirmé une source diplomatique à l’AFP.

 L’Irak dénonce une atteinte à sa souveraineté

 Situé entre Israël et l’Iran, l’Irak a également été entraîné malgré lui dans cette crise. Bagdad accuse l’État hébreu d’avoir violé son espace aérien pour mener les frappes, et a porté plainte auprès de l’ONU.

 « Ces pratiques constituent une violation flagrante de la souveraineté de l’Irak », appelant « le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités » pour « empêcher la répétition de telles violations », a dénoncé le ministre irakien des Affaires étrangères.

 Réactions internationales : entre soutien, inquiétude et appels à la désescalade

En France, le président Emmanuel Macron a exprimé une position mesurée. « La France réaffirme le droit d’Israël à se protéger et à assurer sa sécurité « , a-t-il déclaré, tout en appelant à « la plus grande retenue et à la désescalade ».

Le chef de l’État a présidé un Conseil de défense ce matin et assuré que « toutes les dispositions seront prises pour protéger nos ressortissants et nos emprises diplomatiques et militaires dans la région ».

De son côté, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a exprimé sa préoccupation.

« La situation au Moyen-Orient est dangereuse. La diplomatie demeure la meilleure voie à suivre et je suis prête à soutenir tout effort diplomatique vers une désescalade », a-t-elle indiqué sur son compte X.

Le chancelier Friedrich Merz a quant à lui insisté sur la nécessité d’éviter une nouvelle crise : « Israël et l’Iran doivent éviter toute nouvelle escalade propre à déstabiliser l’ensemble de la région », tout en soulignant « le droit d’Israël à se défendre ».

Donald Trump : « Il est encore temps d’arrêter ce massacre »

Le président américain Donald Trump, informé à l’avance de l’opération selon ses propos, a réagi sur le réseau Truth Social.

« Il y a déjà eu énormément de morts et de destructions mais il est encore temps de faire que ce massacre, y compris de prochaines attaques planifiées encore plus brutales, cesse », déclare t-il.

Le président américain sur un ton menaçant ajoute que « l’Iran doit conclure un accord avant qu’il ne reste plus rien ».

 Pékin, Riyad, Oman : des partenaires régionaux inquiets

La Jordanie a annoncé la fermeture temporaire de son espace aérien : « L’espace aérien du royaume est temporairement fermé et le trafic aérien est suspendu (…) par mesure de précaution face aux risques potentiels résultant de l’escalade régionale », a déclaré l’autorité de l’aviation jordanienne.

Dans un communiqué, Riyad a dénoncé les frappes israéliennes sur l’Iran. « Le royaume exprime sa ferme condamnation et sa dénonciation des agressions israéliennes flagrantes contre la République islamique d’Iran, pays frère », les qualifiant de « violation flagrante des lois et normes internationales ».

 Médiateur historique entre les États-Unis et l’Iran, Oman craint une rupture diplomatique majeure. « Cet acte constitue une escalade dangereuse » et « menace d’exclure les solutions diplomatiques et de compromettre la sécurité et la stabilité de la région », selon l’agence de presse officielle omanaise.

Quant au ministère chinois des Affaires étrangères, il s’est dit « très préoccupé ». « La Chine appelle toutes les parties concernées à faire davantage pour promouvoir la paix et la stabilité régionales et éviter une nouvelle escalade des tensions», a déclaré le porte-parole Lin Jian.

Un pas de plus vers la confrontation ?

 Alors que les regards se tournent vers New York pour la réunion du Conseil de sécurité, les craintes d’un embrasement généralisé au Moyen-Orient s’intensifient. L’opération israélienne, sans précédent par son ampleur, place la région au bord du gouffre.

 Pour Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, « les frappes israéliennes sur des installations nucléaires iraniennes » suscitent une « préoccupation particulière », alors que des négociations avec les États-Unis étaient en cours.

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