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vendredi, mars 20, 2026
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Patrick Martin soutient les mesures de François Bayrou : économies, jours fériés supprimés et fonction publique allégée

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  • Après les annonces budgétaires de François Bayrou, Patrick Martin salue un plan d’économies jugé “lucide et courageux”.
  • Suppression de postes dans la fonction publique, réduction de jours fériés, relance économique : le président du Medef appelle à une France qui “travaille plus” pour rester compétitive.

   Invité de LCI quelques heures après le discours budgétaire de François Bayrou, Patrick Martin, président du Medef, a salué les mesures annoncées par le Premier ministre comme étant « lucides, courageuses et équilibrées ». Face aux inquiétudes qui planaient du côté du patronat, notamment sur de possibles hausses de prélèvements, le chef de file des employeurs s’est dit plutôt rassuré.

 « J’avais une réelle crainte que l’État vienne rajouter des prélèvements obligatoires », a-t-il reconnu, avant d’ajouter : « Je dis bravo Bayrou ».

44 milliards d’euros d’économies : une trajectoire jugée « nécessaire »

Le gouvernement a dévoilé ce mardi 15 juillet une série de mesures budgétaires visant à réduire près de 44 milliards d’euros les dépenses publiques d’ici 2026. L’effort portera en grande partie sur l’État lui-même, avec des coupes ciblées, notamment dans la fonction publique.

 « C’est une mesure d’urgence », a commenté Patrick Martin, en réponse à la suppression annoncée de 3 000 postes de fonctionnaires.

 Mais cette réduction d’effectifs n’est qu’un volet d’une réforme plus large. Le gouvernement a également indiqué qu’un fonctionnaire sur trois ne serait pas remplacé lors de son départ à la retraite.

Une décision que le président du Medef considère comme un tournant : « Il y avait une omerta sur le sujet. Ce n’est pas la mer à boire. »

Deux jours fériés en moins : un symbole fort

Autre annonce marquante : la suppression de deux jours fériés, le lundi de Pâques et le 8 mai. Une mesure que Patrick Martin salue pour sa portée symbolique, mais surtout pour le signal qu’elle envoie :  

« C’est une charge symbolique très forte, mais le message principal c’est qu’il faut travailler plus. Il n’y a pas de miracle, il faut travailler plus, ne serait-ce qu’en s’alignant sur des systèmes de pays voisins. »

Stabilité politique et relance économique au cœur des priorités du Medef

S’il se montre favorable aux orientations prises par le gouvernement, Patrick Martin n’affiche pas un enthousiasme débordant. « Satisfait » plutôt qu’« enthousiasmé », il insiste toutefois sur la nécessité de continuité politique, un facteur clé selon lui pour regagner la confiance des entreprises.

 « Le Medef a besoin de stabilité, sans penser à une tête précise, mais plutôt sur l’angle choisi », a-t-il affirmé.

 Au-delà du soutien, le président du Medef formule aussi ses propres suggestions pour renforcer la croissance : il plaide notamment pour la reprise de la suppression de la CVAE, qu’il qualifie «d’impôt de production stupide qui nous disqualifie par rapport à beaucoup de concurrents », et pour une relance du secteur du logement, levier important selon lui pour l’économie.

 En saluant les annonces du gouvernement, Patrick Martin prend position dans un contexte économique tendu, tout en maintenant les revendications traditionnelles du patronat. S’il reste prudent, il reconnaît que les mesures vont dans le bon sens : celui d’un État plus sobre, d’un travail revalorisé, et d’une économie plus compétitive.

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