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vendredi, mars 20, 2026
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La France reconnaîtra l’État de Palestine en septembre, annonce Emmanuel Macron

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  • Emmanuel Macron annonce une décision historique : la France reconnaîtra officiellement l’État de Palestine en septembre lors de l’Assemblée générale de l’ONU.
  • Une prise de position forte qui relance le débat international sur la paix au Proche-Orient, entre espoirs diplomatiques et vives tensions.

  C’est un tournant diplomatique majeur. Ce jeudi, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé, sur son compte X (ex-Twitter), que la France reconnaîtra officiellement l’État de Palestine en septembre prochain, lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

« Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’État de Palestine », a-t-il déclaré dans un message accompagné d’une lettre adressée au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Cette reconnaissance survient dans un contexte d’urgence humanitaire et d’impasse politique au Proche-Orient, alors que les violences à Gaza continuent de faire rage.

« Il faut enfin bâtir l’État de Palestine »

Dans sa déclaration, Emmanuel Macron appelle à une relance du processus de paix basé sur la solution à deux États. Il insiste sur la nécessité de créer un État palestinien viable, dans un cadre de sécurité pour tous :

« Il faut enfin bâtir l’État de Palestine, assurer sa viabilité et permettre qu’en acceptant sa démilitarisation et en reconnaissant pleinement Israël, il participe à la sécurité de tous au Proche-Orient. »

Le président français affirme vouloir « apporter une contribution décisive à la paix au Proche-Orient » et annonce que la France «mobilisera tous ceux de ses partenaires internationaux qui souhaitent y prendre part ».

Soutiens et critiques immédiats

Du côté palestinien, la décision a été saluée avec enthousiasme. Hussein al-Cheikh, vice-président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a réagi positivement :

« Cette position reflète l’attachement de la France au droit international et son soutien aux droits du peuple palestinien àl’autodétermination et à l’établissement de notre État indépendant. »

Mais côté israélien, l’annonce a provoqué une vive réaction. Le vice-Premier ministre et ministre de la Justice israélien, Yariv Levin, a vivement condamné la position française, parlant d’une « tache noire dans l’histoire française et d’aide directe au terrorisme ».

Il a poursuivi en affirmant que cette « décision honteuse » de Paris signifiait qu’il était désormais « temps d’appliquer la souveraineté israélienne » en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967.

Une reconnaissance dans un contexte international tendu

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a confirmé que la lettre d’Emmanuel Macron avait été remise officiellement à l’Autorité palestinienne :

« La France procèdera à la pleine reconnaissance de l’État de Palestine en septembre. Le président de la République s’y est engagé, je confirmerai cet engagement à la tribune des Nations unies ce lundi », a-t-il écrit sur X.

Avec cette décision, la France rejoint désormais les 142 pays sur les 193 membres de l’ONU qui reconnaissent l’État de Palestine, selon un décompte de l’AFP. Ce chiffre inclut les dix pays ayant rejoint cette dynamique depuis le début de la guerre à Gaza. En revanche, la plupart des pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord, d’Océanie, du Japon et de Corée du Sud n’ont toujours pas franchi le pas.

Une conférence internationale prévue en septembre

Paris prévoit également de co-présider en septembre avec l’Arabie saoudite une conférence internationale de haut niveau sur le Proche-Orient, initialement prévue en juin mais reportée en raison de la guerre entre Israël et l’Iran. Une réunion préparatoire au niveau ministériel est prévue les 28 et 29 juillet à New York.

Gaza : l’urgence humanitaire dénoncée par Londres

Face à l’escalade des violences à Gaza, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé un entretien d’urgence entre Paris, Berlin et Londres ce vendredi 25 juillet.

« Je tiendrai un appel d’urgence avec les partenaires pour discuter de ce que nous pouvons faire de toute urgence pour arrêter les massacres et fournir à la population la nourriture dont elle a désespérément besoin », a-t-il déclaré.

Le dirigeant britannique alerte sur une situation qu’il qualifie de « catastrophe humanitaire », et appelle à un changement de cap israélien :

« L’existence d’un État de Palestine est un droit inaliénable du peuple palestinien. Un cessez-le-feu à Gaza nous mettra sur la voie de la reconnaissance d’un État palestinien et d’une solution à deux États qui garantira la paix et la sécurité pour les Palestiniens et les Israéliens. »

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