Safran investit à Saint-Vulbas pour construire une usine de freins en carbone à la pointe de l’innovation, créant 200 emplois et visant la neutralité carbone.
Le groupe Safran a officialisé, jeudi 31 juillet, l’implantation de sa quatrième usine de disques de freins aéronautiques en carbone, sur la commune de Saint-Vulbas, en Auvergne-Rhône-Alpes. Un investissement de plus de 450 millions d’euros et la création de 200 emplois à terme sont annoncés dans le Parc industriel de la Plaine de l’Ain.
Ce nouveau site industriel vient compléter un réseau mondial déjà bien établi avec des implantations à Villeurbanne (France), aux États-Unis et en Malaisie. Il s’agit d’un projet d’envergure pour le groupe, à la fois stratégique pour sa chaîne de valeur et résolument tourné vers l’avenir.
Une usine écoresponsable et tournée vers l’export
Pensée comme une usine de nouvelle génération, la future installation se distingue par son haut niveau de performance environnementale. Safran ambitionne une consommation réduite de gaz, d’eau et d’électricité, ainsi qu’un objectif de zéro émission carbone dès sa mise en service.
Un pari technologique permis par le recours à une méthode de fabrication de composite carbone-carbone, moins énergivore, dont le développement a été soutenu par une subvention de 11,9 millions d’euros du Programme d’Investissements d’Avenir, via l’Ademe.
L’usine, qui doit entrer en production d’ici à 2030, sera entièrement dédiée aux exportations. Elle approvisionnera les constructeurs aéronautiques et compagnies aériennes du monde entier, en freins neufs et de remplacement, pour une durée estimée de 30 ans.
Un signal fort pour l’industrie française
Cette décision, prise le 30 juillet par le conseil d’administration de Safran, concrétise un projet annoncé dès 2019. Elle confirme également l’attractivité industrielle de la France pour les investissements à haute valeur ajoutée.
Le gouvernement s’est félicité de cette annonce. Eric Lombard, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, y voit un symbole fort :
« Je salue un choix stratégique de Safran qui témoigne de l’attractivité de la France et de notre capacité à conjuguer souveraineté industrielle et innovation. Safran envoie un message clair de confiance en nos territoires et notre compétitivité. »
Même enthousiasme du côté du ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie, Marc Ferracci, pour qui cette décision illustre la pertinence de la politique menée :
« Safran choisit la France pour sa future usine de freins et je m’en félicite. C’est le résultat de notre stratégie industrielle de soutien constant à l’aéronautique, filière d’excellence dont je suis fier, qui innove, investit et crée massivement d’emplois. »
Le ministre ajoute que cet investissement est « le fruit de choix en matière de politique énergétique conduit depuis 1 an et qui permet d’en faire un outil de compétitivité pour nos entreprises. »
Un projet soutenu par l’État et la Région
Ce programme industriel bénéficie d’un accompagnement financier public. L’État, ainsi que la Région Auvergne-Rhône-Alpes, apporteront leur soutien à l’installation du site à Saint-Vulbas, renforçant ainsi un tissu industriel local déjà dynamique.
Avec ce projet, Safran réaffirme son rôle de leader mondial des freins en carbone pour l’aviation, tout en incarnant une vision industrielle plus sobre, plus durable, et ancrée dans les territoires.
