- La Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) entame une nouvelle phase de prospection dans le gouvernorat de Tozeur.
- Le ministère de l’Industrie lui a accordé une licence couvrant plus de 16 000 hectares, dans le but de relancer la filière phosphatière tunisienne.
C’est désormais officiel. La Compagnie des phosphates de Gafsa se voit confier une nouvelle licence de recherche minière dans le gouvernorat de Tozeur, à travers un arrêté ministériel paru au Journal Officiel n°97 de l’année 2025.
Baptisé « Nefta-Tozeur », ce permis couvre 16 400 hectares, répartis sur 41 périmètres initiaux, pour une durée de trois ans.
Un pari stratégique dans le Sud tunisien
Jusqu’ici peu explorée, la région de Tozeur entre dans le radar des autorités minières, dans un contexte marqué par la volonté de redynamiser la production nationale de phosphate. La CPG est chargée de conduire un programme de recherche estimé à 45,9 millions de dinars, comprenant prospection géologique, analyses et sondages.
Ce programme vise à évaluer le potentiel extractif de la zone, alors que la Tunisie cherche à compenser les pertes de production enregistrées au cours de la dernière décennie, notamment en raison des tensions sociales et de difficultés logistiques dans le bassin minier historique.
Une démarche encadrée par le Code des mines
La licence est assortie de plusieurs obligations réglementaires. Avant tout début d’activité, la CPG devra régulariser la situation foncière auprès des propriétaires concernés, conformément aux dispositions du Code des mines. Une condition essentielle pour éviter les conflits sur le terrain et garantir une exploitation responsable des ressources.
Vers un nouveau pôle de développement ?
Si les travaux confirment la présence de gisements exploitables, Tozeur pourrait s’imposer comme un nouveau centre de production de phosphate. Une perspective stratégique pour un pays où cette ressource représente un levier important de croissance économique et d’exportation.
En misant sur l’exploration de nouveaux territoires, l’État tente de diversifier ses pôles extractifs et de renforcer l’autonomie de son industrie minière, dans un contexte de forte demande internationale en matières premières.
