- François Bayrou a annoncé une mission confiée à René Dosière pour traquer et supprimer d’éventuels avantages indus des élus et responsables politiques.
- Une réponse directe aux demandes de transparence exprimées par de nombreux Français.
Le Premier ministre François Bayrou a annoncé, vendredi 22 août, avoir confié à René Dosière une mission de transparence afin d’identifier et supprimer d’éventuels privilèges dont bénéficieraient les élus. Cette initiative fait suite aux nombreuses demandes de citoyens dénonçant des avantages jugés excessifs.
Une réponse aux Français inquiets des « privilèges » des élus
Dans une vidéo publiée sur YouTube, François Bayrou a rappelé avoir sollicité, la semaine précédente, les questions et suggestions des Français concernant son plan d’économies budgétaires.
« Ceux-ci ont été très nombreux à estimer qu’il fallait toucher aux privilèges entre guillemets des responsables politiques, des parlementaires ou des membres du gouvernement », a expliqué le Premier ministre.
Face à cette attente, il a confié une mission d’évaluation à René Dosière, 84 ans, ancien député socialiste reconnu pour son travail sur la transparence de la vie publique.
René Dosière, spécialiste de la transparence financière
Connu pour avoir passé une grande partie de sa carrière à examiner les dépenses publiques, notamment celles des présidents de la République, René Dosière sera assisté par des représentants de l’Assemblée nationale et du Sénat. Sa mission consistera à déterminer si certains avantages attribués aux parlementaires ou aux membres du gouvernement peuvent être considérés comme « indus » ou « excessifs ».
« Il faut éclaircir tout ça. Est-ce qu’il y a pour les parlementaires français ou responsables politiques des situations d’avantages indus, excessifs, inacceptables ? », s’est interrogé François Bayrou.
Restaurer la confiance en supprimant les avantages injustifiés
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de répondre au « soupçon » qui pèse sur la classe politique.
« Je prends très au sérieux cette question, parce qu’elle signifie qu’il y a un soupçon. Les Français, pour beaucoup d’entre eux, en sont venus à penser que les politiques s’en mettaient plein les poches (…) que c’était une gabegie d’argent public », a-t-il déclaré.
François Bayrou a aussi tenu à rappeler que les rémunérations des ministres ont été réduites de 30 % en 2012 sous François Hollande. Il a ajouté que, contrairement à une « légende », les ministres ne bénéficient pas d’une retraite à vie.
Enfin, il a affirmé que si des avantages indus étaient confirmés par la mission de René Dosière, « ils seront supprimés ».
En ciblant les éventuels privilèges des élus, François Bayrou entend montrer sa volonté d’assainir les finances publiques et de rétablir la confiance des citoyens dans la vie politique. Cette mesure s’inscrit dans son plan d’économies budgétaires, alors que la question des dépenses publiques demeure au cœur des préoccupations des Français.
