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Bonus écologique : +1 000 € pour les voitures électriques « Made in Europe » dès le 1ᵉʳ octobre

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  • À partir du 1ᵉʳ octobre, le gouvernement ajoute 1 000 € au bonus écologique pour l’achat de voitures électriques assemblées en Europe et dotées d’une batterie européenne.
  • Une mesure qui conjugue pouvoir d’achat, transition énergétique et réindustrialisation, avec une liste de modèles éligibles bientôt publiée par l’ADEME.

   Le gouvernement muscle le soutien à la voiture électrique : à compter du 1ᵉʳ octobre, une prime complémentaire de 1 000 € s’ajoutera au bonus écologique pour l’achat d’un véhicule assemblé en Europe et doté d’une batterie européenne. Objectif assumé : accélérer la transition tout en réancrant la chaîne de valeur sur le continent.

Pour Agnès Pannier-Runacher, la hausse du bonus n’est pas qu’un simple coup de pouce financier : c’est un choix industriel et climatique. La ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche voit dans la transition « un levier de réindustrialisation ». En ajoutant 1 000 € au bonus, explique-t-elle, « nous valorisons les véhicules électriques dont les batteries sont produites en Europe et dont la fabrication émet moins de gaz à effet de serre ».

Une décision « gagnant-gagnant pour le pouvoir d’achat, le climat et l’industrie » qui, assure-t-elle encore, « rend la voiture électrique plus accessible aux Françaises et aux Français, tout en soutenant l’industrie et l’emploi ».

Ce qui change

Concrètement, la prime exceptionnelle de 1 000 € vient compléter le bonus écologique déjà en vigueur et financé par le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE) depuis le 1ᵉʳ juillet 2025. Selon les revenus, le bonus peut atteindre 4 200 € pour un véhicule éligible respectant le score environnemental minimal ; avec la nouvelle prime, l’aide totale pourra grimper jusqu’à 5 200 € pour les modèles dont l’assemblage et la batterie sont européens.

La liste des véhicules éligibles sera publiée par l’ADEME dans les prochains jours et mise à jour chaque mois, en parallèle de la liste des modèles atteignant le score environnemental minimal.

Un pari industriel assumé

Au-delà du coup de pouce au pouvoir d’achat, l’exécutif affiche une stratégie industrielle. Face à une concurrence internationale exacerbée, la France met en avant l’autonomie stratégique européenne : attirer et sécuriser la production de batteries et de composants clés, alors que de nombreuses usines ouvrent ou montent en cadence en France et en Europe.

Marc Ferracci replace la mesure dans une stratégie assumée de souveraineté et d’emplois. Le ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie revendique une préférence européenne qui réconcilie l’appareil productif avec la transition :

« Je me bats en faveur de la préférence européenne pour faire le choix de la souveraineté, et réconcilier l’emploi industriel avec la transition énergétique. »

Pour lui, le véhicule électrique est la pièce maîtresse de la décarbonation, d’autant qu’il « peut bénéficier de l’électricité compétitive et décarbonée française ». D’où l’accent mis sur la production locale :

« Aujourd’hui, nous augmentons le soutien à l’achat de véhicules vertueux pour l’environnement lorsqu’ils sont assemblés en Europe avec une batterie européenne. »

Et de conclure l’objectif : « Défendre notre tissu industriel et nos emplois permet ainsi, grâce à cette mesure, de préserver l’avenir de notre planète. »

Une brique de la « préférence européenne »

La mesure s’inscrit dans la feuille de route de la Commission européenne et fait écho à l’appel de Mario Draghi (9 septembre 2024) à définir des critères explicites « Made in Europe », rappelés lors du Conseil des ministres franco-allemand du 29 août 2025. Paris promet d’aligner les modalités avec les orientations européennes pour sécuriser le dispositif.

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