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Manifestations « No Kings » : 7 millions contre Donald Trump à travers les USA

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  • Le mot d’ordre « No Kings » a fédéré samedi 18 octobre une vague de manifestations d’envergure nationale, de New York à San Francisco en passant par Washington et Orlando.
  • Portés par l’appel à « défendre la démocratie », des cortèges ont dénoncé « la prise de pouvoir autoritaire » attribuée au président républicain.

   Annoncée comme une « grande journée de mobilisation », l’initiative a réuni, selon la coalition d’associations organisatrices, quelque 7 millions de personnes à travers plus de 2 700 rassemblements — jusque devant Mar-a-Lago, en Floride. Entre slogans, pancartes satiriques et costumes incongrus, la contestation « No Kings » s’est heurtée à des accusations venues de la droite américaine, tandis que Donald Trump a répliqué en ligne par des vidéos générées par l’intelligence artificielle.

Une marée humaine de côte en côte

Partis des grandes métropoles comme des bourgades rurales, les manifestants se sont rassemblés autour du cri de ralliement « No Kings » (« Pas de rois ») pour « défendre la démocratie » et dénoncer « sa prise de pouvoir autoritaire ». À l’appel d’une large coalition d’associations, plus de 2 700 événements ont été annoncés sur l’ensemble du territoire. Les organisateurs avancent un total d’environ 7 millions de participants.

La journée a été vivement critiquée par les responsables républicains. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a fustigé un « mouvement de haine contre l’Amérique », allant jusqu’à lancer : « Je parie que vous verrez des partisans du Hamas et des antifas ». Des propos qui ont galvanisé la riposte des manifestants, nombreuses pancartes à l’appui.

Manifestation aux USA ( capture d’ecran live de la chaine américaine MSNBC)

Figures démocrates et mots d’ordre

Aux côtés des militants, plusieurs élus de gauche ont pris part aux cortèges. Près du Capitole, Bernie Sanders a dénoncé la concentration du pouvoir exécutif : « Nous avons un président qui veut toujours plus de pouvoir entre ses mains et entre celles de ses acolytes oligarques », a déclaré l’ancien candidat à la primaire démocrate, appelant à « protéger les contre-pouvoirs et l’État de droit ».

Sur le terrain : satire, symboles et créativité

Dans les rues, l’imagerie était explicite. Des pancartes comparaient Donald Trump à Staline, à une reine d’Angleterre ou encore au Roi-Soleil. D’autres préféraient le registre burlesque : des manifestants ont défilé en pingouin, grenouille ou hippopotame, quand certains brandissaient le drapeau américain.

À Chicago et Los Angeles, où des unités de la Garde nationale ont été déployées ces dernières semaines, les organisateurs ont prévu un ballon géant caricaturant le président en bébé avec couche, clin d’œil assumé à une iconographie déjà éprouvée.

Mise en scène numérique : la réplique de Trump

Donald Trump n’a pas tardé à répondre sur Truth Social. Dans plusieurs vidéos générées par IA, il s’autoproclame en creux le « roi » dénoncé par les cortèges. Sur l’une d’elles, on le voit coiffer une couronne tandis que Nancy Pelosi s’agenouille devant lui. Sur une autre, pastiche de Top Gun, il pilote un jet siglé « King Trump » et largue des excréments sur les manifestants, au son de la bande originale du film. Une provocation destinée, selon ses partisans, à tourner la contestation en dérision.

 Mobilisation sous tension budgétaire

Cette séquence intervient sur fond de paralysie budgétaire à Washington. Les organisateurs accusent l’exécutif d’alimenter une « politique répressive » : déploiements militaires dans plusieurs fiefs démocrates « pour lutter contre l’immigration illégale et la criminalité », selon la Maison Blanche, et durcissement des dispositifs de sécurité.

Les marches de mi-juin, déjà coordonnées par le collectif No Kings (environ 300 associations), avaient rassemblé des millions de personnes de tout âge, marquant la plus grande contestation depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche début janvier

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