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Égypte–UE : un accord de 4 milliards d’euros pour renforcer la résilience macroéconomique et accélérer les réformes

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  • L’Égypte et l’Union européenne ont conclu un accord-cadre de 4 milliards d’euros destiné à soutenir la stabilité macroéconomique du pays et à accompagner une nouvelle vague de réformes.
  • Signé à Bruxelles lors du Sommet égypto-européen, l’engagement s’inscrit dans la deuxième phase du mécanisme d’Assistance macro-financière et de soutien budgétaire (MFA).

   Au moment où Le Caire enregistre des signaux macroéconomiques plus favorables, l’UE mobilise un appui financier majeur pour consolider la trajectoire de stabilisation, étendre les maturités de dette et stimuler les investissements. Ce paquet, adossé à une matrice de 87 réformes, vise aussi la compétitivité et la transition verte, de la simplification du climat des affaires à la protection de l’écosystème de la mer Rouge.

Paraphé en présence du président Abdel Fattah Al-Sissi, de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du président du Conseil européen Antonio Costa, l’accord lance la deuxième phase du Mécanisme d’assistance macro-financière et de soutien budgétaire.

L’accord est paraphé en présence du président Abdel Fattah Al-Sissi, de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du président du Conseil européen Antonio Costa, ( Credit photo site d’information du gouvernement égyptien)

Côté égyptien, le protocole d’accord a été signé par Rania Al-Mashat, ministre de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, aux côtés de Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l’Économie et à la Productivité.

Pour Rania Al-Mashat, la MFA s’inscrit dans un partenariat global Égypte–UE centré sur les échanges commerciaux et les investissements, afin de consolider la stabilité budgétaire et la croissance. L’objectif : créer un effet d’entraînement sur l’économie réelle, attirer des capitaux et sécuriser les besoins de financement à court et moyen termes.

« L’objectif des reformes est de renforcer la stabilité et la résilience macroéconomiques (…) améliorer la compétitivité et l’environnement des affaires« , Rania Al-Mashat

Une matrice de 87 réformes au cœur du dispositif

Rania Al-Mashat a expliqué que cette deuxième phase, d’un montant de 4 milliards d’euros, est le fruit d’une coordination continue entre les autorités égyptiennes et la Commission européenne tout au long de l’année. Cette collaboration a permis de finaliser une matrice de réformes ambitieuse, regroupant 87 mesures inscrites dans le Programme national de réformes structurelles.

La ministre a précisé que ces réformes visent avant tout à « renforcer la stabilité et la résilience macroéconomiques », mais aussi à « améliorer la compétitivité et l’environnement des affaires ». Elle a ajouté qu’un accent particulier sera mis sur la transition verte, notamment à travers des initiatives destinées à « protéger l’écosystème de la mer Rouge », un enjeu environnemental et économique majeur pour l’Égypte.

Des indicateurs en amélioration

La signature intervient alors que l’Égypte a enregistré en juillet un pic historique de 8,5 milliards de dollars de ressources en devises — une progression alimentée, entre autres, par la hausse des envois de fonds de la diaspora.

En avril, Fitch Ratings a confirmé la note « B » de l’émetteur souverain en devises à long terme, assortie d’une perspective stable, citant la taille de l’économie, le potentiel de croissance du PIB et l’appui des bailleurs bilatéraux et multilatéraux.

Allonger la dette, combler les gaps de financement

 Selon Rania Al-Mashat, le partenariat soutient les réformes en cours et renforce la résilience face aux chocs externes. Le financement permettra d’allonger les maturités de la dette, d’améliorer la soutenabilité et de combler les écarts de financement, tout en créant de l’espace budgétaire pour les investissements prioritaires.

Cap sur la transition verte et la compétitivité

Au-delà de l’urgence macroéconomique, la matrice de réformes met l’accent sur la simplification du cadre des affaires, la compétitivité des secteurs tournés vers l’export et la décarbonation. La protection de la mer Rouge s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique et de montée en gamme industrielle.

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