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vendredi, mars 20, 2026
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Explosions à Caracas : le Venezuela dénonce une « agression militaire » américaine, Trump affirme que Maduro a été « capturé »

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  • De fortes explosions ont été entendues à Caracas dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, et étaient encore audibles vers 2 h 15 (heure locale).
  • Le Venezuela a décrété l’état d’exception, appelé à la mobilisation et dénoncé une « agression militaire extrêmement grave » qu’il attribue aux États-Unis,
  •  Donald Trump a revendiqué une opération et affirmé que Nicolás Maduro avait été « capturé »

   Alors que des déflagrations étaient encore entendues vers 2 h 15 (heure locale), le gouvernement vénézuélien a décrété l’état d’exception et appelé à la « mobilisation ». Donald Trump a, lui, revendiqué une opération via Truth Social et affirmé que Nicolás Maduro avait été « capturé » puis expulsé, une version contestée par les autorités de Caracas, tandis que la vice-présidente Delcy Rodríguez réclame une « preuve de vie ».

Les explosions ont été entendues dans la nuit du 2 au 3 janvier à Caracas, la capitale du Venezuela, avec des bruits décrits comme des survols d’avions. Elles interviennent alors que le président américain Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, a évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et assuré que les jours du président vénézuélien Nicolás Maduro étaient « comptés ».

Lundi, Donald Trump a également affirmé que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui constituerait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien dans cette séquence.

Caracas accuse Washington et dénonce une « agression militaire extrêmement grave »

Après les déflagrations, le gouvernement vénézuélien a directement visé l’administration Trump. Dans un communiqué, le Venezuela, indique « rejeter, répudier et dénoncer (…) l’agression militaire extrêmement grave perpétrée par l’actuel gouvernement des États-Unis d’Amérique contre le territoire et la population vénézuéliens », évoquant des frappes touchant « les localités civiles et militaires de Caracas » ainsi que les États de Miranda, Aragua et La Guaira autour de la capitale.

« L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier son pétrole et ses minerais, en tentant par la force de briser l’indépendance politique de la nation. Ils n’y parviendront pas », soutient Nicolás Maduro.

État d’exception et appel à la « mobilisation »

Dans la suite du communiqué, Caracas « appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer leurs plans de mobilisation », précisant que « le peuple vénézuélien et ses Forces armées nationales bolivariennes, dans une parfaite fusion entre civils, militaires et policiers, sont déployés pour garantir la souveraineté et la paix ».

Le Venezuela a également décrété « l’état d’exception », présenté comme une mesure prise « dans le strict respect de la Constitution de la République bolivarienne », tout en ordonnant la mise en œuvre des plans de défense nationale et l’instauration d’un « état de troubles extérieurs sur l’ensemble du territoire national ».

« Le pays tout entier doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste », indique encore le communiqué.

Enfin, le texte annonce la préparation d’une plainte auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, du secrétaire général de l’ONU et d’autres organisations internationales, afin de demander une condamnation des États-Unis.

Trump revendique une opération et évoque la capture de Maduro

Côté américain, Donald Trump a revendiqué, via une publication sur Truth, les frappes contre le Venezuela. Il a notamment écrit : « Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant », avant d’affirmer que Nicolás Maduro avait été « capturé avec son épouse et expulsé du pays ».

Dans une brève interview téléphonique, Donald Trump a salué « beaucoup de bonne planification et beaucoup de grandes, grandes troupes et de grandes personnes » et jugé : « C’était une opération brillante, en fait ». Interrogé sur une éventuelle autorité du Congrès et sur la suite au Venezuela, il a indiqué qu’il aborderait ces questions lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago.

L’armée vénézuélienne accuse des frappes sur des zones résidentielles

De son côté, le ministre vénézuélien de la Défense Vladimir Padrino López a accusé l’armée américaine d’avoir « frappé des zones résidentielles » lors de l’attaque. « Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile », a déclaré le général, précisant être « en train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts ».

Il a aussi promis « le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale ».

Alors que Donald Trump affirme que Nicolás Maduro a été capturé, la vice-présidente Delcy Rodríguez a déclaré à la télévision ne pas savoir où se trouvait le chef de l’État et exige une « preuve de vie » venant de Donald Trump.

 Avant cette nuit d’explosions, Nicolás Maduro s’était montré serein dans une interview diffusée jeudi : « le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires ».

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