- Le déficit du budget de l’État français s’est établi à 155,4 milliards d’euros fin novembre 2025, selon les données publiées par le ministère de l’Économie.
- Un an plus tôt, fin novembre 2024, il atteignait 172,5 milliards d’euros.
Bercy annonce que le déficit du budget de l’État s’est chiffré à 155,4 milliards d’euros fin novembre, contre 172,5 milliards un an plus tôt. Cette amélioration s’explique surtout par le dynamisme des recettes fiscales, tandis que les dépenses continuent d’augmenter mais à un rythme plus modéré.
Un déficit de l’État en baisse de plus de 17 milliards sur un an
Le déficit du budget de l’État français s’est établi à 155,4 milliards d’euros fin novembre 2025, selon les données publiées mardi par le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Fin novembre 2024, le déficit s’élevait à 172,5 milliards d’euros.
Bercy souligne ainsi que « le déficit du budget de l’État s’est chiffré à 155,4 milliards d’euros fin novembre, contre 172,5 milliards un an auparavant », confirmant une amélioration sensible de l’exécution budgétaire à ce stade de l’année.
Déficit public 2025 : un objectif autour de 5,4% du PIB
Au-delà du budget de l’État, l’exécutif maintient pour 2025 un objectif de déficit public équivalent à environ 5,4% du PIB, inscrit dans la loi de finances pour 2025 et confirmé par les prévisions gouvernementales « autour de –5,4% du PIB ».
Ce niveau marquerait une baisse par rapport à 2024, où le déficit s’est élevé à 5,8% du PIB selon les premiers résultats de l’Insee, soit environ 169,6 milliards d’euros. En valeur, l’ambition 2025 place le déficit public français à un niveau légèrement inférieur à celui de 2024 (autour de 170 milliards d’euros), même si le résultat final dépendra de l’exécution budgétaire et des mesures décidées cette année.
Recettes fiscales : +6,3% à fin novembre, à près de 332 milliards d’euros
La baisse observée du déficit s’explique d’abord par une progression des recettes. À fin novembre 2025, les recettes fiscales se sont élevées à près de 332 milliards d’euros, soit une hausse de 6,3% par rapport à la même période de 2024.
Cette dynamique n’est pas nouvelle : la Direction générale des finances publiques (DGFIP) avait annoncé en septembre que les recettes fiscales nettes avaient déjà progressé de 3,8% à champ constant au premier semestre 2025 par rapport à la même période un an plus tôt.
Dans les explications avancées, la hausse des recettes publiques (impôts et cotisations) est liée à une conjoncture un peu plus favorable, avec une croissance jugée « un peu plus dynamique que prévu ».
Dépenses : une hausse contenue à +1,4%, à près de 469 milliards d’euros
Les dépenses continuent de progresser, mais à un rythme nettement plus modéré que celui des recettes. À fin novembre, elles atteignent près de 469 milliards d’euros, en hausse de 1,4% sur un an.
Ce différentiel entre recettes et dépenses contribue mécaniquement à la réduction du déficit du budget de l’État sur la période, même si la fin d’exercice reste déterminante pour le solde final.
Taxes sur l’énergie : des recettes en très forte hausse (+147,7%)
Parmi les moteurs de la hausse des recettes, Bercy met en avant les impôts liés à la consommation, et tout particulièrement l’énergie. L’augmentation provient « avant tout des impôts sur la consommation », notamment des taxes intérieures sur la consommation d’énergie, dont les recettes ont explosé (+147,7%).
Le poids de ces taxes est significatif dans la progression globale observée : sur les 3,8% de hausse des recettes fiscales nettes à champ constant au premier semestre, « 1,5% vient de ces taxes », selon les données rappelées.
