14.5 C
Paris
samedi, mars 21, 2026
AccueilEconomieOkaïdi : IDKids saisit le tribunal de commerce de Lille pour un...

Okaïdi : IDKids saisit le tribunal de commerce de Lille pour un redressement judiciaire

Date:

  • Sous pression face à la concurrence des enseignes à bas prix, de la seconde main et de l’ultra fast-fashion, le groupe textile IDKids, propriétaire d’Okaïdi et basé à Roubaix, a saisi le tribunal de commerce de Lille pour bénéficier d’une procédure de protection.
  • Une audience est prévue le 2 février, avec la possibilité d’un placement en redressement judiciaire, tandis que l’entreprise poursuit sa restructuration autour de l’enseigne Okaïdi+.

   Le groupe textile IDKids, propriétaire notamment des enseignes Okaïdi et Obaïbi et installé à Roubaix, a engagé une procédure de protection afin de stabiliser sa situation financière. La requête a été déposée mardi 27 janvier auprès du tribunal de commerce de Lille, rapporte France Bleu Nord.

Une audience est programmée le 2 février. À l’issue de cette date, un placement en redressement judiciaire pourrait être décidé. Cette démarche vise notamment à suspendre temporairement le remboursement de certaines dettes pour permettre au groupe de poursuivre son activité sur le territoire français.

Selon les informations disponibles, la procédure concernerait plusieurs entités françaises du groupe : Okaïdi, Obaïbi (dédiée aux enfants de 0 à 3 ans), Oxybul (spécialisée dans les jeux éducatifs) ainsi qu’IDLOG, la plateforme logistique implantée à Roubaix.

Okaïdi dispose aujourd’hui de 335 boutiques en France, dont 29 dans les Hauts-de-France, et emploie environ 2.000 salariés. À l’échelle de la région, 680 emplois seraient concernés, répartis entre les magasins, le siège et la logistique.

Une concurrence “de plus en plus forte” en toile de fond

La direction explique ces difficultés par un contexte économique tendu et une transformation rapide du marché de l’habillement. Elle pointe notamment la montée en puissance des enseignes à bas prix, la dynamique de la seconde main, et l’essor de l’ultra fast-fashion, un secteur “où les normes européennes et RSE ne s’appliquent pas”.

Cette pression concurrentielle aurait pesé sur les résultats en 2025, poussant le groupe à “faire évoluer son modèle opérationnel et réaffirmer sa singularité pour rester compétitive”, indique IDKids à France Bleu.

Toutes les activités du groupe ne seraient pas concernées. Les magasins franchisés, les filiales à l’étranger ainsi que Jacadi Paris resteraient en dehors du dispositif. Jacadi Paris enregistrerait même “la meilleure performance de son histoire”, avec une rentabilité en hausse de 35 %.

Présent dans près de 70 pays, IDKids affiche 800 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie environ 6.000 personnes dans le monde.

Cette demande de protection intervient alors que le groupe a déjà amorcé un virage stratégique. IDKids avait annoncé un changement majeur visant à regrouper plusieurs marques — Okaïdi, Obaïbi et Oxybul — sous une enseigne unique : Okaïdi+. Une façon, selon l’entreprise, de s’adapter à des marchés en mutation accélérée.

Ce plan s’était traduit par des fermetures, des cessions de magasins et la suppression de plus de 300 postes, signe d’une restructuration d’ampleur, aujourd’hui encore en cours.

 

Les plus populaires