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Grands projets en Tunisie : rail, aéroport, logistique… l’exécutif veut aller plus vite

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  • La cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri a appelé à accélérer la mise en œuvre des grands projets publics inscrits dans le plan de développement 2026-2030.
  • Du TGV Nord-Sud à l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage, en passant par le port en eaux profondes d’Enfidha, l’exécutif mise sur les infrastructures stratégiques pour stimuler l’investissement, créer des emplois et soutenir la croissance économique.

   Lors d’un conseil ministériel tenu ce mercredi au palais du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri a insisté sur la nécessité « d’accélérer la réalisation des projets publics dans les délais impartis ». L’objectif, selon la cheffe du gouvernement, est de transformer ces investissements en moteurs directs de création d’emplois, d’attractivité économique et de croissance, conformément aux orientations économiques et sociales définies par le président de la République, Kais Saied.

La réunion a été consacrée au suivi de l’avancement d’une série de projets majeurs inscrits dans le plan de développement national 2026-2030. Un état détaillé des dossiers a été présenté, accompagné des solutions proposées pour lever les obstacles identifiés sur le terrain.

TGV et corridor ferroviaire Nord-Sud : relier le pays, renforcer la cohésion régionale

Parmi les projets stratégiques examinés figure le Train à Grande Vitesse (TGV) et le corridor ferroviaire Nord-Sud. Ce programme vise à renforcer la cohésion régionale en améliorant la connexion entre le nord et le sud du pays, avec une infrastructure pensée à l’échelle nationale et transfrontalière.

Le projet prévoit notamment une connexion au réseau ferroviaire algérien à Annaba, ainsi qu’une extension des nouvelles infrastructures jusqu’à Ras Jedir. Ce corridor doit également intégrer le port de Zarzis, dans une logique de meilleure articulation entre transport ferroviaire, circulation des personnes et logistique.

Une liaison ferroviaire entre l’aéroport Tunis-Carthage et le centre-ville 

Autre chantier emblématique : la connexion de l’aéroport de Tunis-Carthage au centre-ville par le rail, présentée comme un levier de modernisation du transport urbain. Cette liaison doit être réalisée en trois étapes.

Le plan annonce une première phase reliant le centre-ville à l’aéroport, suivie d’une seconde section entre Les Berges du Lac et El Kram, puis d’un troisième tronçon reliant les Jardins de Carthage à Bhar Lazreg. Objectif : faciliter l’accès à la principale plateforme aérienne du pays et fluidifier la mobilité dans la capitale.

Extension de l’aéroport de Tunis-Carthage  

L’extension de l’aéroport de Tunis-Carthage a occupé une place centrale dans les discussions. L’infrastructure assure actuellement près de 60 % du trafic aérien tunisien, avec plus de 7,2 millions de passagers par an. Le projet ambitionne de porter la capacité totale à 18,5 millions de passagers d’ici 2030.

Concrètement, le plan prévoit la construction d’une nouvelle station capable d’accueillir 11 millions de passagers, l’extension partielle de la station actuelle pour atteindre 7 millions, ainsi que l’ajout d’une seconde station aérienne d’une capacité de 0,5 million de passagers. Une montée en puissance conçue pour répondre à la croissance du trafic, améliorer les services et renforcer la compétitivité de la plateforme.

Port en eaux profondes d’Enfidha : un hub logistique et 52 000 emplois annoncés

Dernier grand dossier : le port en eaux profondes et la zone logistique d’Enfidha, projet présenté comme stratégique pour le commerce et l’économie nationale. L’ensemble vise la création de 52 000 emplois, avec une infrastructure capable de repositionner la Tunisie sur les routes maritimes et logistiques régionales.

Le projet comprend un port à conteneurs conçu pour accueillir des navires géants, ainsi qu’une zone logistique industrielle, le tout connecté aux réseaux routiers et ferroviaires. L’emprise totale annoncée atteint 3 000 hectares : 1 000 hectares pour le port et 2 000 hectares pour la zone logistique.

À travers ce conseil ministériel, l’exécutif affiche une priorité : tenir les calendriers pour transformer les projets en résultats concrets. « Accélérer la réalisation » et lever les obstacles deviennent les mots d’ordre d’une feuille de route 2026-2030 qui mise sur des infrastructures lourdes — rail, aéroport, port — pour attirer l’investissement, dynamiser l’emploi et soutenir la croissance économique.

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