- Le président américain Donald Trump affirme que l’armée américaine a mené une opération aérienne d’ampleur contre des cibles militaires sur l’île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier de l’Iran.
- Téhéran dément des dégâts majeurs et menace de s’en prendre aux installations énergétiques liées aux États-Unis dans la région, faisant craindre
La guerre entre Washington et Téhéran a franchi un nouveau cap. Le président américain Donald Trump a annoncé que l’armée américaine avait mené « l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire du Moyen-Orient » contre l’île de Kharg, située dans le Golfe.
Selon le dirigeant américain, l’opération militaire aurait « anéanti totalement toutes les cibles militaires de l’île de Kharg », un site stratégique qui abrite le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut de l’Iran.
Cette frappe intervient dans un contexte de conflit ouvert entre les deux pays, alors que les tensions militaires se sont intensifiées au cours des dernières semaines dans la région.
« L’Iran est totalement vaincu », affirme le président américain
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a affirmé que les forces iraniennes étaient désormais affaiblies face à la puissance militaire américaine.
« Les médias diffusant de fausses informations détestent rendre compte des excellents résultats obtenus par l’armée américaine face à l’Iran, qui est totalement vaincu et souhaite conclure un accord — mais pas un accord que j’accepterais ! »
Selon le président américain, Téhéran chercherait désormais à négocier après les frappes, tout en laissant entendre qu’il n’envisage pas pour l’instant de compromis diplomatique.
Le chef de l’État s’est également félicité des résultats militaires obtenus. « Je crois que les Iraniens sont en train de saboter leur propre pays », a-t-il déclaré, estimant que les États-Unis remportaient « beaucoup de victoires aujourd’hui ». Et d’ajouter : « Les choses vont bon train », a ajouté Donald Trump.
Les infrastructures pétrolières au cœur des tensions
Avant même ces frappes, Donald Trump avait menacé de s’en prendre directement aux installations pétrolières iraniennes, notamment sur l’île de Kharg. Ce territoire est considéré comme le principal hub pétrolier de l’Iran, par lequel transite une grande partie des exportations de brut du pays.
Le président américain avait évoqué la possibilité d’« anéantir » les infrastructures pétrolières de l’île, une menace qui vise directement un secteur clé de l’économie iranienne.
Les tensions militaires dans le Golfe ont déjà provoqué une forte nervosité sur les marchés pétroliers, l’île de Kharg étant une infrastructure majeure pour l’approvisionnement énergétique mondial.
L’Iran menace de « réduire en cendres » les installations liées aux États-Unis
Face aux déclarations américaines, l’Iran a rapidement réagi en brandissant la menace de représailles contre les infrastructures énergétiques liées aux États-Unis dans la région. Le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, a déclaré : « Toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies pétrolières de la région en partie détenues par les États-Unis ou qui coopèrent avec les États-Unis seront immédiatement détruites et réduites en cendres ».
Téhéran affirme qu’aucune infrastructure pétrolière n’a été touchée. Selon les autorités iraniennes contestent l’ampleur des dégâts. Selon l’agence de presse Fars, « aucune infrastructure pétrolière n’a été endommagée » sur l’île stratégique de Kharg après les frappes américaines.
L’agence indique que quinze explosions ont été entendues lors de l’attaque contre ce hub pétrolier situé dans le Golfe, mais sans provoquer de dégâts.
Une escalade qui inquiète la région
Les versions contradictoires de Washington et de Téhéran illustrent l’intensification de la confrontation entre les deux pays. Alors que les États-Unis revendiquent une opération militaire décisive, l’Iran minimise les dégâts et promet des représailles contre les intérêts américains dans la région.
Dans un Moyen-Orient déjà fragilisé par les tensions géopolitiques et énergétiques, l’attaque contre l’île de Kharg pourrait aggraver les risques d’escalade autour des infrastructures pétrolières stratégiques, essentielles pour l’économie mondiale.
