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samedi, mars 21, 2026
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Prix de l’énergie : la CPME réclame des aides ciblées pour sauver industrie et transport

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  • Face à la flambée des prix de l’énergie, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) alerte sur la fragilité de secteurs clés comme la chimie, la verrerie ou le transport.
  • Son président, Amir Reza-Tofighi, appelle à des aides publiques ciblées, sans alourdir les finances de l’État.

   La hausse des prix de l’énergie continue de peser lourdement sur l’économie française, en particulier sur les industries les plus énergivores. La chimie, la verrerie ou encore le transport figurent parmi les secteurs les plus exposés.

Invité de franceinfo, le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi, a tiré la sonnette d’alarme : « Le prix du gaz, sur l’industrie, si on prend par exemple la chimie, si on prend la verrerie, ça a un impact important ». Selon lui, cette situation met directement en péril la viabilité de nombreuses entreprises. « C’est donc des industries aujourd’hui qui sont en danger », a-t-il insisté, pointant des filières entières fragilisées par la hausse des coûts énergétiques.

Des aides ciblées plutôt qu’un soutien massif

Face à cette crise, la CPME ne plaide pas pour un plan d’aide généralisé. Au contraire, elle appelle à une approche plus fine, concentrée sur les secteurs les plus touchés. « Des secteurs d’activité vont avoir besoin, à un moment donné, d’avoir des aides ciblées. Et encore une fois, des aides ciblées, pas des aides massives », a martelé Amir Reza-Tofighi.

Une position qui se veut réaliste au regard de la situation budgétaire du pays. « On est conscient de l’état des finances publiques », a-t-il reconnu, tout en soulignant la nécessité d’agir rapidement pour éviter des défaillances en cascade.

Transport et trésorerie : des solutions concrètes

Parmi les pistes évoquées, la CPME met en avant des dispositifs peu coûteux pour l’État, mais efficaces pour les entreprises. Le secteur du transport, fortement dépendant du carburant, est particulièrement concerné.

« Il va falloir prendre les filières d’activités qui sont fortement impactées, je peux parler des transporteurs par exemple, et réfléchir à comment on peut les accompagner », a expliqué le président de l’organisation patronale.

Il propose notamment le recours à des outils financiers comme les garanties publiques : « Ce ne sont même pas des aides qui coûteront beaucoup à l’État, par exemple des contre-garanties de Bpifrance (…) pour qu’ils puissent justement continuer à acheter l’essence ».

Autre levier évoqué : le report des charges. Une mesure simple mais potentiellement décisive pour les entreprises en difficulté de trésorerie.

« Parfois, (il faudrait) juste décaler les charges : parfois, c’est juste un problème de trésorerie (…) Mais elles pourront le faire dans deux mois ou dans trois mois. Et ça, ça ne coûtera rien à l’État, à terme », a-t-il détaillé.

Un équilibre délicat entre soutien et rigueur

La CPME défend ainsi une ligne de crête entre soutien économique et discipline budgétaire. L’objectif : éviter une réponse trop coûteuse pour l’État tout en apportant une aide efficace aux secteurs stratégiques.

Dans un contexte de tensions énergétiques persistantes, la question du soutien aux entreprises reste centrale. Les propositions de la CPME pourraient alimenter les discussions à venir sur les politiques publiques d’accompagnement face à la crise.

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