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Municipales 2026 : LR progresse dans les villes moyennes mais échoue à Paris, Lyon et perd Nîmes

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  • Les Républicains enregistrent plusieurs victoires dans des villes moyennes à l’issue du second tour des municipales du 22 mars, mais subissent des revers majeurs dans les grandes métropoles.
  • Battue à Paris et Lyon, la droite perd aussi Nîmes, sa plus grande ville sortante.
  • Malgré ce bilan contrasté, Bruno Retailleau revendique une dynamique nationale.

    Au soir du second tour des élections municipales, Les Républicains ont mis en avant une progression notable dans plusieurs villes moyennes. De Brest à Clermont-Ferrand, en passant par Cherbourg ou Besançon, la droite parvient à reprendre des territoires jusque-là détenus par la gauche ou les écologistes.

Dimanche vers 20h30, le président de LR, Bruno Retailleau, s’est félicité des résultats, affirmant que son parti est « toujours et plus que jamais la première force politique en France ». Il a notamment revendiqué des victoires à Toulon, Clermont-Ferrand et Cherbourg.

Lors de son intervention,  il a affiché son ambition politique : « La bataille a été gagnée et ce n’est qu’un début », estimant que ces résultats confirment l’existence « d’une autre voie » entre les « idéologues » de La France insoumise et les « démagogues » du Rassemblement national.

 Brest, Besançon, Cherbourg : des bastions qui basculent

Parmi les résultats marquants, Besançon tombe dans l’escarcelle de la droite. Le candidat LR Ludovic Fagaut l’emporte avec 53,29 % des voix face à la maire écologiste sortante Anne Vignot, malgré l’union de la gauche au second tour.

À Brest, la victoire est encore plus symbolique. Stéphane Roudaut s’impose avec 57,38 % des suffrages et met fin à plusieurs décennies de domination de la gauche dans cette ville tenue depuis le début des années 1990.

La bascule est également nette à Cherbourg, à gauche depuis cinquante ans. Camille Margueritte y bat le maire sortant socialiste Benoît Arrivé avec 53,11 % des voix.

Même dynamique à Tulle, où Laurent Melin s’impose largement (54,25 %), ainsi qu’à Clermont-Ferrand, où Julien Bony l’emporte avec 50,69 % face au maire socialiste sortant Olivier Bianchi.

Paris et Lyon : les ambitions de LR stoppées net

 En revanche, les grandes métropoles restent hors de portée pour Les Républicains. À Paris, Rachida Dati échoue à reprendre la capitale à la gauche, en place depuis vingt-cinq ans. Elle recueille 39,6 % des voix, loin derrière le socialiste Emmanuel Grégoire(50,52 %).

 À Lyon, le scénario est tout aussi cruel pour la droite. Soutenu par LR, Jean-Michel Aulas est battu de justesse par le maire écologiste sortant Grégory Doucet, qui obtient 50,67 % contre 49,33 %. Face à cet écart serré, l’ancien président de l’OL a annoncé un recours pour contester le scrutin.

La droite peut toutefois se consoler avec la victoire de Véronique Sarselli à la métropole de Lyon face à l’exécutif écologiste sortant.

Limoges, Metz, Toulon : la droite consolide ses positions

Au-delà des conquêtes, Les Républicains conservent plusieurs bastions importants. À Limoges, malgré des divisions internes, Guillaume Guérin parvient à s’imposer face à une union de la gauche.

À Metz, le maire sortant François Grosdidier est largement réélu, confirmant l’ancrage de la droite dans la ville.

 À Toulon, la majorité sortante résiste à la pression du Rassemblement national. La maire Josée Massi l’emporte face à la députée RN Laure Lavalette, dans un contexte marqué par le retrait du candidat LR Michel Bonnus en sa faveur.

Nîmes : une défaite majeure pour LR

Le principal revers pour la droite intervient à Nîmes, la plus grande ville qu’elle détenait jusque-là. Le candidat communiste Vincent Bouget arrive en tête avec 40,97 % des voix, devant le RN Julien Sanchez (37,52 %). La droite, reléguée en troisième position avec 21,6 %, perd ainsi un bastion majeur.

À l’issue du scrutin, Julien Sanchez a annoncé qu’il déposerait un recours en annulation.

 Autre déception pour LR : Grenoble. Alain Carignon est battu par Laurence Ruffin, qui s’impose avec 56,59 % des voix contre43,41 %. La ville reste donc solidement ancrée à gauche.

Bruno Retailleau déjà tourné vers la présidentielle

Malgré un bilan en demi-teinte, Bruno Retailleau entend capitaliser sur ces résultats. Dimanche soir, il a appelé à « renverser la table et assumer une rupture radicale » en vue de la prochaine élection présidentielle, assurant être « prêt (à) porter ce combat ».

Entre conquêtes locales et échecs dans les grandes villes, ces municipales dessinent une recomposition partielle du paysage politique. Pour Les Républicains, le défi sera désormais de transformer ces succès territoriaux en dynamique nationale durable.

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