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Présidentielle 2027 : le PS opte pour une primaire fermée, Olivier Faure écarte toute démission

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  • Désavoué par les militants socialistes sur les modalités de désignation du candidat à l’élection présidentielle, Olivier Faure écarte toute idée de démission.
  • Le premier secrétaire du Parti socialiste assure vouloir respecter le vote tout en poursuivant son combat pour une union plus large de la gauche.

Les militants du PS désavouent la stratégie d’Olivier Faure. Le Parti socialiste entre dans une nouvelle phase de préparation de l’élection présidentielle. Réunis en consultation interne ce jeudi, les militants ont approuvé à 55,5 % le principe d’une primaire fermée, rejetant ainsi la ligne défendue par le premier secrétaire, Olivier Faure, qui plaidait pour un processus plus ouvert à l’ensemble de la gauche démocratique et écologiste.

Invité de franceinfo ce vendredi 10 juillet, le député de Seine-et-Marne a toutefois exclu toute remise en cause de son mandat. « La question n’était pas de savoir si je démissionnais », a-t-il affirmé, balayant les spéculations sur un éventuel départ de la tête du parti.

Ce choix des militants rejoint la position défendue par plusieurs figures de l’opposition interne, notamment Boris Vallaud, Nicolas Mayer-Rossignol et Hélène Geoffroy, accentuant les tensions apparues ces derniers mois au sein du PS.

« Une déception », mais un vote « respectable »

S’il reconnaît avoir été désavoué, Olivier Faure affirme accepter pleinement le verdict des adhérents. « Les militants ont tranché, c’est la seconde option qui s’applique, mon devoir de premier secrétaire (…) c’est de le respecter », déclare-t-il, tout en reconnaissant éprouver « une déception ».

Le dirigeant socialiste regrette notamment que ce choix conduise, selon lui, à « privatiser ce choix et à l’enfermer », tout en soulignant qu’« il est respectable » puisqu’il émane des militants.

Malgré ses réserves, Olivier Faure se félicite de la tenue de cette primaire, estimant qu’elle ouvrira « un débat pendant tout le mois de septembre », avant un vote des militants attendu en octobre.

L’union de la gauche reste son objectif

Le premier secrétaire entend poursuivre son plaidoyer en faveur d’un rassemblement plus large de la gauche. « Ça ne m’empêchera pas de continuer à me battre sur mes options (…) et sur la nécessité de rassembler toute la gauche démocratique et écologique », assure-t-il.

Interrogé sur une éventuelle candidature à cette primaire fermée, Olivier Faure indique se laisser « jusqu’au mois de septembre » pour arrêter sa décision.

Face au RN, Olivier Faure appelle à accélérer

Au-delà des débats internes, le patron du PS insiste sur l’urgence de préparer l’échéance présidentielle, alors que le Rassemblement national est crédité d’environ 35 % des intentions de vote dans plusieurs enquêtes d’opinion.

« Il ne faut pas perdre beaucoup plus de temps », affirme-t-il, tout en invitant à relativiser les sondages.

 

« Méfiez-vous des sondages. Politiques comme médias commettent la même erreur à chaque élection présidentielle, c’est de vouloir désigner un an à l’avance celui qui va gagner. La réalité, c’est que ça n’a jamais été le cas, à l’exception de 1974 », souligne le député de Seine-et-Marne.

Raphaël Glucksmann invité à participer à la primaire

Dans l’attente de sa propre décision, Olivier Faure appelle également Raphaël Glucksmann à prendre part au processus de désignation du candidat socialiste.

Selon lui, l’eurodéputé « n’a pas le choix ». « On ne gagne pas une présidentielle en se cachant. Il faut entrer dans l’arène, accepter la confrontation, car ce n’est pas une nomination, c’est une élection », insiste le premier secrétaire.

Une autorité déjà fragilisée avant le scrutin interne

Ce revers intervient dans un contexte déjà délicat pour Olivier Faure. En mai dernier, Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et troisième homme du dernier congrès du PS, avait quitté la direction du parti après des désaccords sur la stratégie présidentielle.

Plus récemment encore, le premier secrétaire s’était retrouvé isolé lorsque les deux tiers des députés socialistes avaient refusé de voter la motion de censure déposée par Les Écologistes contre le gouvernement pour dénoncer son « inaction climatique ».

 

La Rédactionhttps://echosplus.com
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