- Après un petit-déjeuner à Beauvau, les 35 ministres du gouvernement Bayrou se sont retrouvés à l’Élysée pour leur première réunion officielle.
- Entre priorités urgentes et appels à l’unité, l’exécutif entend s’attaquer aux défis politiques et économiques de 2025.
Ce vendredi matin, les 35 ministres du gouvernement Bayrou ont officiellement lancé leurs travaux. Une journée placée sous le signe de la concertation et de l’action, marquée par un petit-déjeuner de rentrée à Beauvau et un premier Conseil des ministres à l’Élysée.
Dès 8 heures, les membres du gouvernement se sont retrouvés au ministère de l’Intérieur, à l’invitation de son locataire, pour le traditionnel petit-déjeuner de rentrée. L’occasion pour François Bayrou de rappeler l’importance d’une équipe soudée face aux défis politiques et économiques.
« Les Français ne veulent pas que l’on poursuive cette période d’instabilité. Si nous sommes unis, nous pourrons déplacer un certain nombre d’obstacles devant nous », a affirmé le Premier ministre, selon franceinfo. Quelques instants plus tard, il a conduit ses ministres à pied jusqu’à l’Élysée, pour une première réunion officielle à 10 heures.
Des priorités immédiates et des tensions à gérer
Le Conseil des ministres a permis de dessiner les contours des priorités du gouvernement pour les mois à venir. Parmi les dossiers urgents figure la situation des agriculteurs, alors que certains syndicats menacent de blocages si leurs revendications ne sont pas entendues.
Autre sujet brûlant : la reconstruction de Mayotte. Si le projet de loi d’urgence pour l’île n’a finalement pas été présenté ce vendredi, comme initialement prévu, il sera soumis au Parlement la semaine prochaine. Ce report ne devrait toutefois pas retarder son examen, le Parlement reprenant ses travaux le 13 janvier.
Enfin, la préparation du budget 2025 s’impose comme une priorité. François Bayrou a longuement discuté du projet jeudi, d’abord avec ses ministres à Matignon, puis lors d’un déjeuner à l’Élysée avec Emmanuel Macron.
En parallèle, les ministres de l’Économie, Éric Lombard, et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, ont entamé dès lundi une série de rencontres avec les forces politiques représentées au Parlement. Ces consultations, qui se poursuivront jusqu’au 14 janvier, visent à associer les différents partis à l’élaboration du budget.
Un appel à l’unité pour relever les défis
Lors de ce Conseil, François Bayrou a tenu à réaffirmer sa vision d’une gouvernance fondée sur le dialogue et le compromis. « Il existe un chemin, il est même mieux défini qu’on ne le croit, pour sortir de l’instabilité politique », a-t-il assuré à ses ministres.
Emmanuel Macron, de son côté, a rappelé les priorités essentielles dans ses vœux pour la nouvelle année : « Le nouveau gouvernement doit pouvoir tenir un chemin de compromis pour agir. Il faut que la France continue d’être attractive, travaille et innove plus, continue de créer des emplois et assure sa croissance en tenant ses finances. »
François Bayrou a également souligné sa responsabilité de chef d’équipe : « Ma responsabilité, c’est que cette équipe soit unie et courageuse. » Il a conclu sur une promesse solennelle : « Il n’y aura pas une minute où je ne serai pas à votre disposition, à votre service. »
Une feuille de route attendue
Ce premier Conseil des ministres, bien que symbolique, a posé les bases d’une gouvernance ambitieuse. La déclaration de politique générale, prévue le 14 janvier devant le Parlement, sera un test crucial pour ce gouvernement. L’objectif : éviter une censure de l’opposition et asseoir une légitimité indispensable à la mise en œuvre des réformes.
En attendant, l’exécutif doit rapidement s’attaquer à des dossiers stratégiques pour répondre aux attentes des Français et maintenir la stabilité économique et sociale.
