- La France a enregistré son premier cas de Mpox clade 1b, une variante du virus encore peu connue en Europe.
- Ce diagnostic, posé au CHU de Rennes, soulève des questions sur l’origine de la contamination et les risques de la propagation de ce virus en Europe.
Une femme résidant en Bretagne a été diagnostiquée avec le Mpox de clade 1b au CHU de Rennes. Selon le communiqué, « le ministère du Travail et de la Santé a été informé de ce premier cas humain sur le territoire national, en Bretagne. Les mesures de gestion recommandées ont été immédiatement mises en œuvre. »
Ce cas soulève des questions, car la patiente n’a pas voyagé récemment en Afrique centrale, région où le virus est endémique. Cependant, elle aurait été en contact avec deux personnes revenant de cette zone. Les enquêtes épidémiologiques sont en cours pour déterminer la source de l’infection et recenser les cas contacts.
Une propagation sous surveillance en Europe
Depuis l’été dernier, plusieurs pays européens ont rapporté des cas de Mpox clade 1b, notamment la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique. En France, les autorités considèrent que le risque pour la population générale reste faible, selon les évaluations du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Néanmoins, des cas isolés, souvent liés à des voyages ou des contacts avec des zones à forte circulation virale, peuvent apparaître.
Un dispositif de détection efficace
Le ministère de la Santé a salué l’efficacité du système de surveillance épidémiologique français, qui a permis une identification rapide de ce premier cas. « Les mesures de gestion recommandées ont immédiatement été mises en place », a indiqué le communiqué officiel. Cette réactivité est essentielle pour éviter toute propagation.
Le Mpox : une maladie en expansion
Le Mpox, anciennement appelé « variole du singe », est causé par un virus apparenté à celui de la variole. Identifié pour la première fois en 1970 en République démocratique du Congo (RDC), il provoque des symptômes tels que des lésions cutanées, de la fièvre et des douleurs musculaires. Depuis 2022, la maladie a franchi les frontières, touchant des pays où elle n’était pas présente auparavant.
Deux variants principaux circulent actuellement :
- Le clade 1, prévalent en Afrique centrale, affectant surtout les enfants.
- Le clade 1b, une variante émergente qui touche principalement les adultes en Afrique de l’Est et dans des régions voisines.
La RDC reste le pays le plus touché, suivie par le Burundi et le Nigeria.
Afin d’éviter les connotations racistes associées à l’ancien nom de la maladie, les autorités sanitaires préfèrent aujourd’hui utiliser le terme « Mpox ». Cette décision vise à promouvoir une communication respectueuse et inclusive.
Malgré un risque jugé faible pour la population générale, les autorités rappellent l’importance de signaler tout symptôme suspect et de maintenir les gestes barrières. La coopération internationale reste cruciale pour surveiller et contrôler l’évolution de cette maladie.
