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vendredi, mars 20, 2026
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Expulsion controversée : l’Algérie accuse la France de pratiques abusives et de violations des droits fondamentaux

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L’Algérie a vivement réagi à l’expulsion d’un de ses ressortissants par la France, dénonçant des « pratiques abusives » et une « campagne de désinformation » menée par l’extrême droite française. Dans un communiqué très critique, le Ministère des Affaires étrangères algérien appelle à un respect mutuel des droits et des conventions bilatérales.

Une expulsion au centre des critiques

L’affaire concerne un ressortissant algérien vivant en France depuis 36 ans, décrit par les autorités algériennes comme parfaitement intégré : « Il dispose d’un permis de séjour depuis 15 ans, est père de deux enfants français et exerce un emploi stable depuis une décennie et demie », précise le communiqué. Malgré cette situation, l’homme a été expulsé sans avoir pu présenter sa défense devant un tribunal, son procès étant initialement prévu le 24 février.

Pour le Ministère algérien, cette expulsion est « arbitraire et abusive », d’autant qu’elle prive l’individu de faire valoir ses droits à un procès équitable. « Cette décision constitue une violation flagrante des droits fondamentaux et un abus de pouvoir », déclare une source proche du dossier.

Des violations de la Convention consulaire

L’Algérie accuse également la France de ne pas avoir respecté les dispositions de la Convention consulaire algéro-française du 24 mai 1974. « La partie française n’a pas informé l’Algérie de l’arrestation, de la mise en garde à vue, ni de l’expulsion de son ressortissant. En outre, elle n’a pas donné suite à notre demande d’exercer une protection consulaire », indique le communiqué.

Cette situation, selon le ministère, s’inscrit dans une dynamique plus large de tensions alimentées par « l’extrême droite revancharde et haineuse », qui cherche à imposer une logique de bras de fer dans les relations algéro-françaises. « Ce sont ces cercles politiques qui veulent réduire les relations entre nos deux pays à un jeu de menace et d’intimidation », souligne le texte.

Une décision guidée par le souci de justice

Malgré la gravité des accusations, le gouvernement algérien affirme vouloir rester dans un cadre de dialogue et de justice. « La décision algérienne vise à permettre au ressortissant concerné de répondre aux accusations portées contre lui et de se défendre dans le cadre d’un processus judiciaire juste et équitable sur le territoire français », explique le communiqué.

« Nous appelons la partie française à revenir à un cadre de respect mutuel et de dialogue constructif, loin des règlements de compte historiques », conclut le ministère algérien.

 

 

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