Le président américain Donald Trump a déclaré avoir exercé des pressions sur plusieurs pays arabes, notamment la Jordanie et l’Égypte, pour qu’ils accueillent davantage de réfugiés.
Lors d’une conversation avec des journalistes à bord de l’Air Force One, Donald Trump a expliqué avoir abordé cette question avec le roi de Jordanie, Abdallah II. « Je lui ai dit que j’aimerais qu’il accueille davantage de Palestiniens, car je vois maintenant l’ensemble de la bande de Gaza dans un état de chaos. C’est un véritable chaos. J’aimerais qu’il accueille des personnes », a-t-il déclaré. Il a aussi ajouté vouloir solliciter le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à ce sujet : « J’aimerais que l’Égypte accueille également des personnes ».
Cependant, cette proposition n’a pas été accueillie favorablement par la Jordanie. Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a réagi fermement : « Notre rejet du déplacement des Palestiniens est ferme et ne changera pas. La Jordanie est pour les Jordaniens et la Palestine est pour les Palestiniens ».
Une réaction diverse dans la région
La proposition de Trump a suscité des réactions variées dans la région. Bezalel Smotrich, ministre israélien d’extrême droite, a salué l’idée, affirmant : « L’idée d’aider les Palestiniens à trouver d’autres endroits où commencer une vie meilleure est excellente. Seule une réflexion originale avec de nouvelles solutions apportera une solution de paix et de sécurité ». Il a promis de travailler sur un « plan opérationnel » pour concrétiser cette vision.
Du côté palestinien, les réactions ont été tranchées. Le Jihad islamique a qualifié ces déclarations de « déplorables », les accusant de promouvoir des « crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». De son côté, le Hamas a assuré que les Palestiniens « feront échouer » cette proposition comme ils l’ont fait avec « tous les projets de déplacement pendant des décennies ».
Le rôle central des États-Unis
Le roi de Jordanie, Abdallah II, a souligné l’importance du rôle des États-Unis dans la promotion de la paix au Moyen-Orient. Lors d’un appel téléphonique avec Donald Trump, il a exprimé son désir de renforcer les relations stratégiques entre les deux pays. Le roi a déclaré : « Les États-Unis jouent un rôle central pour encourager toutes les parties à travailler pour parvenir à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans la région ».
Cependant, cette approche est souvent perçue comme biaisée en faveur d’Israël, compliquant les efforts pour instaurer une paix durable.
Une crise humanitaire alarmante
La guerre à Gaza a provoqué des pertes humaines considérables, avec plus de 47 000 Palestiniens tués, selon le ministère de la Santé à Gaza. Le territoire est confronté à une crise alimentaire et au déplacement de la quasi-totalité de sa population. Des accusations de génocide et de crimes de guerre ont été portées contre Israël, bien que celles-ci soient niées par l’État hébreu.
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