- Le constructeur aéronautique européen Airbus a annoncé une hausse de 12 % de son bénéfice net en 2024, atteignant 4,2 milliards d’euros.
- Porté par une forte demande pour ses appareils, l’avionneur réalise une performance proche de son record de 2022.
« Confirmant la forte demande pour nos produits et services, nous avons respecté nos prévisions pour 2024, une année éprouvante pour Airbus », a déclaré Guillaume Faury, PDG du groupe, dans un communiqué. Airbus a livré 766 avions en 2024et vise une augmentation de 7 % pour atteindre 820 livraisons en 2025.
Des résultats financiers robustes
Le chiffre d’affaires du quatrième trimestre 2024 a progressé de 8 %, s’établissant à 24,72 milliards d’euros. La division aéronautique civile, qui génère 75 % des revenus du groupe, affiche une croissance de 9 % à 17,77 milliards d’euros, soutenue par une hausse des livraisons (269 contre 247 en 2023).
Le résultat opérationnel ajusté a grimpé de 16 % sur un an, atteignant 2,56 milliards d’euros au dernier trimestre. « Nous avons fait preuve de résilience malgré un environnement complexe, et nos performances financières reflètent notre capacité à répondre à la demande mondiale« , a souligné Guillaume Faury.
Sur l’ensemble de 2024, Airbus a réalisé un chiffre d’affaires de 69,23 milliards d’euros (+6 %) et un résultat opérationnel ajusté de 5,35 milliards d’euros, en recul de 8 %.

Dividendes et perspectives pour 2025
Airbus a annoncé un dividende de 2 euros par action au titre de 2024, accompagné d’un dividende exceptionnel de 1 euro. « Ces résultats solides nous permettent de récompenser nos actionnaires tout en poursuivant nos investissements stratégiques« , a précisé le PDG.
Pour 2025, le constructeur vise un résultat opérationnel ajusté d’environ 7 milliards d’euros et un flux de trésorerie de 4,5 milliards d’euros.
Un contraste marqué avec Boeing
Alors qu’Airbus affiche des résultats solides, son concurrent américain Boeing traverse une période difficile. Miné par des problèmes de qualité et une grève prolongée, l’avionneur américain a enregistré une perte nette de 11,82 milliards de dollars en 2024, la plus lourde depuis 2020. Ses livraisons se sont effondrées à 348 unités, leur niveau le plus bas depuis 2021.
Airbus, en revanche, a capté près de deux tiers du marché mondial des avions commerciaux, rompant ainsi l’équilibre historique avec Boeing.
Une stratégie de consolidation
Dans le cadre de son développement, Airbus a racheté certaines activités de son sous-traitant Spirit Aerosystems, tandis que d’autres ont été cédées à Boeing. Cette opération devrait rester neutre sur le résultat opérationnel ajusté mais impacter négativement le flux de trésorerie à hauteur de 500 millions d’euros, un effet toutefois compensé par la compensation versée par Spirit Aerosystems. « L’effet sur le cash net sera globalement neutre car la compensation payée par Spirit Aerosystems compensera l’impact négatif sur le flux de trésorerie« , a précisé Airbus.
Un carnet de commandes bien garni
Les commandes nettes d’Airbus se sont établies à 826 unités en 2024, contre 2 094 en 2023, portant son carnet de commandes à 8 658 appareils. Airbus Helicopters a également enregistré une belle performance avec 450 commandes nettes, contre 393 l’année précédente.
Pour l’année à venir, Airbus table sur 820 livraisons et anticipe une stabilisation progressive des chaînes d’approvisionnement. Toutefois, l’entreprise reste prudente face aux risques de perturbations commerciales mondiales.
