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Eni compte injecter 24 milliards d’euros en Afrique du Nord pour dynamiser la production énergétique

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  • Le groupe énergétique italien Eni a annoncé un plan d’investissement de 24 milliards d’euros en Afrique du Nord sur les quatre prochaines années.
  • L’Algérie, l’Égypte et la Libye recevront chacune une enveloppe de 8 milliards d’euros, destinée à soutenir le développement des capacités énergétiques locales et renforcer les exportations vers l’Europe.

L’annonce a été faite par Claudio Descalzi, PDG d’Eni, lors de la conférence « OMC – Med Energy Conference & Exhibition » organisée à Ravenne, en Italie. Cet événement rassemble chaque année les acteurs clés de l’énergie en Europe et en Afrique du Nord, dont cette année les dirigeants de Sonatrach, Sonelgaz, ainsi que le ministre algérien de l’Énergie, Mohamed Arkab.

 Une stratégie inscrite dans le cadre du « Plan Mattei »

Ce vaste programme s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei, une initiative du gouvernement italien visant à renforcer les partenariats économiques avec le continent africain. L’idée : faire de l’Afrique du Nord un partenaire stratégique dans la sécurisation des approvisionnements énergétiques européens, tout en répondant aux besoins croissants des pays concernés.

« La demande énergétique intérieure dans ces pays augmente chaque année de 7 à 8 % en raison de la croissance démographique. Pour y faire face, ils ont besoin d’investissements lourds », a expliqué Claudio Descalzi.

En Algérie, renforcer les flux vers l’Europe

 Présente en Algérie depuis plus de 40 ans, Eni intensifie ses opérations d’exploration et de production dans des zones clés comme Bir Rebaa, le bassin de Berkine, In Amenas et In Salah. Objectif : augmenter les exportations de gaz vers l’Italie et l’Europe, tout en accompagnant le pays dans sa propre transition énergétique.

Des accords stratégiques ont été signés avec Sonatrach pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer des projets d’énergies renouvelables, de production d’hydrogène vert et de captage de CO₂. Le tout dans la perspective d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

En Égypte, Eni conforte sa position de leader

En Égypte, où elle est active depuis 1954, Eni est aujourd’hui le principal producteur de pétrole du pays. En 2024, sa production atteignait 280 millions de barils équivalent pétrole par jour. Le groupe opère notamment dans le golfe de Suez, le delta du Nil, le désert occidental, et exploite le gigantesque champ gazier de Zohr.

De plus , Eni participe à une usine de liquéfaction de gaz naturel, pierre angulaire des exportations égyptiennes de GNL. Le groupe entend également renforcer ses projets d’exploration pour accompagner la stratégie énergétique durable de l’État.

En Libye, une présence historique et de nouveaux projets

En Libye, où elle est active depuis 1959, Eni poursuit ses activités d’exploration et de production en mer et sur terre. Le gazoduc Green Stream, qui relie les champs de Wafa et Bahr Essalam à l’Italie, reste un pilier de la coopération énergétique entre les deux pays.

Un nouveau projet baptisé Structures A&E est prévu pour 2026. Il prévoit la création d’une unité de captage et de stockage du carbone à Mellitah, et vise à soutenir la consommation locale tout en maintenant le rythme des exportations.

 Si l’hydrocarbure reste au cœur des investissements, Eni mise aussi sur l’avenir : économie circulaire, énergies renouvelables, hydrogène, efficacité énergétique… Le groupe veut se positionner comme un partenaire de long terme pour une transition énergétique durable et inclusive en Afrique du Nord.

 

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