10.4 C
Paris
vendredi, mars 20, 2026
AccueilActualitéInternationalMark Carney annonce une refonte économique majeure face à la menace Trump

Mark Carney annonce une refonte économique majeure face à la menace Trump

Date:

  • Mark Carney, fraîchement élu Premier ministre, lance une refonte historique de l’économie canadienne pour préparer le pays aux tensions croissantes avec les États-Unis de Donald Trump.
  • Objectif : assurer la souveraineté économique et redéfinir les relations bilatérales.

Le ton est donné. À peine élu, Mark Carney, nouveau Premier ministre du Canada, a promis rien de moins que la plus vaste transformation de l’économie canadienne depuis la Seconde Guerre mondiale. Un virage historique destiné à renforcer la souveraineté nationale face aux pressions américaines, alors que Donald Trump entame un nouveau mandat à la Maison-Blanche.

« Je suis en politique pour accomplir de grandes choses, pas pour un titre », a lancé Carney d’un ton ferme lors de sa première conférence de presse, vendredi 2 mai. Pour cet ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, reconnu pour sa rigueur et sa prudence, la posture est claire : résister, réformer et repositionner le Canada sur l’échiquier économique mondial.

Un cap assumé face aux États-Unis

La relation entre Ottawa et Washington occupe une place centrale dans la stratégie de Carney. Dès mardi, il se rendra dans la capitale américaine pour une première rencontre décisive avec le président Trump. Objectif : aborder les tensions commerciales et esquisser les contours d’une nouvelle coopération économique et sécuritaire entre les deux pays.

 « Il ne faut pas s’attendre à des résultats immédiats. L’ère de l’intégration croissante est révolue. Il nous faut désormais redéfinir notre partenariat. », prévient le Premier ministre canadien

Une rupture assumée, qui reflète l’inquiétude croissante à Ottawa face aux ambitions expansionnistes de Donald Trump, évoquant même, selon certaines sources, une volonté de faire du Canada le 51e État américain.

 Maintien des sanctions, ouverture du marché intérieur

Dans ce contexte de tensions diplomatiques, Carney a annoncé le maintien des droits de douane sur les produits américains, tant que Washington persistera dans ses mesures protectionnistes. En parallèle, il entend abolir les barrières commerciales entre les provinces canadiennes avant le 1er juillet, afin de dynamiser le marché intérieur et d’unifier l’économie nationale.

« Donald Trump respecte la force », a-t-il déclaré. Un message limpide : le Canada entend faire entendre sa voix, et non se laisser dicter sa politique.

Nouveaux partenariats, nouvelle économie

Pour contrer la dépendance vis-à-vis des États-Unis, Carney mise sur des alliances stratégiques avec des « partenaires fiables ». Il prône une diversification économique, fondée sur l’innovation, la transition énergétique et l’exportation de ressources vers des marchés alignés sur les valeurs canadiennes.

« Le Canada possède ce dont le monde a besoin, et nous défendons les valeurs que le monde respecte », a-t-il rappelé.

Le nouveau gouvernement sera formé dans la semaine du 12 mai. Le Parlement, suspendu depuis janvier, reprendra ses travaux le 26 mai. Fait exceptionnel : le roi Charles III prononcera lui-même le discours du trône, une première qui entend symboliser la souveraineté du pays dans un climat politique tendu. « C’est un honneur historique », a souligné Carney, alors que les tensions avec les États-Unis ravivent les débats sur l’identité et l’indépendance du Canada.

Une majorité relative, mais une marge de manœuvre réelle

Les libéraux de Carney ont remporté une victoire historique, sans pour autant décrocher la majorité absolue. Avec 169 sièges sur 343, ils restent à trois voix de la majorité. Néanmoins, des ententes ponctuelles avec les partis minoritaires devraient permettre au Premier ministre de gouverner sans embûches majeures.

Les plus populaires