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300 écrivains francophones dénoncent un « génocide » à Gaza et appellent à des sanctions contre Israël

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  • Dans une tribune publiée dans Libération, 300 écrivains et écrivaines francophones, parmi lesquels Leïla Slimani, J.M.G. Le Clézio et Virginie Despentes, dénoncent ce qu’ils qualifient de « génocide » à Gaza.
  • Ils exigent des sanctions contre Israël, un cessez-le-feu immédiat et la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens.

    Dans une tribune publiée lundi 26 mai dans Libération, 300 écrivains francophones – parmi lesquels Leïla Slimani, Virginie Despentes, J.M.G. Le Clézio, Mohamed Mbougar Sarr, Gaël Faye – dénoncent un « génocide » à Gaza.

« Face à ce moment historique, nous pouvons détourner le regard. Ou bien nous montrer à la hauteur », affirment les signataires.

Constatant la destruction de vies humaines et de lieux de culture, ils appellent à des sanctions immédiates contre Israël, à un cessez-le-feu, et à la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens.

« Nous ne pouvons plus nous contenter du mot “horreur”, il faut aujourd’hui nommer le “génocide” à Gaza », écrivent-ils, estimant que l’usage du terme ne relève plus d’un simple slogan, mais engage des responsabilités juridiques, politiques et morales.

Parmi les victimes mentionnées, figure Hiba Abu Nada, poétesse palestinienne tuée lors de bombardements le 20 octobre 2023. « En tuant un écrivain ou une écrivaine, c’est une culture, une liberté, un témoignage, une archive que l’on efface », soulignent-ils.

Les auteurs de la tribune insistent sur la gravité de la situation.

« Israël tue sans relâche des Palestiniens et des Palestiniennes, par dizaines, chaque jour. Parmi eux, nos confrères et consœurs : les écrivains et écrivaines de Gaza. Quand Israël ne les tue pas, il les mutile, les déplace, les affame délibérément. », écrivent-ils.

Les signataires dénoncent également la destruction systématique des bibliothèques, universités, foyers et parcs, qualifiée de censure. « La vie d’un écrivain ou d’une écrivaine n’est pas plus précieuse que celle de quiconque, surtout à l’heure où des familles entières sont rayées du registre de l’état civil de manière routinière », rappellent-ils, tout en soulignant que l’élimination d’auteurs palestiniens revient à faire taire une culture entière.

Les écrivains s’appuient sur l’avis de nombreuses organisations et experts en droits humains – FIDH, Amnesty International, Human Rights Watch, Médecins sans frontières, rapporteurs et historiens – qui qualifient déjà ces actions de génocide. « L’histoire, parfois, nous oblige », ajoutent-ils, affirmant que « notre responsabilité collective est engagée ».

Le texte se termine par un appel ferme : « Plus que jamais, exigeons que soient imposées des sanctions à l’État d’Israël, demandons un cessez-le-feu immédiat – qui garantisse la sécurité et la justice pour les Palestiniens, la libération des otages israéliens, celle des milliers de prisonniers palestiniens détenus arbitrairement dans les prisons israéliennes, et qui mette un terme, sans délai, à ce génocide qui nous engage chacun et chacune. »

 

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