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Élection du Premier secrétaire du PS : duel serré entre Faure et Mayer-Rossignol

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  • Le premier tour du scrutin interne du Parti socialiste, organisé mardi 27 mai, a révélé un duel particulièrement serré entre Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol.

Les deux hommes se retrouveront le 5 juin pour un second tour décisif, alors que les adhérents socialistes doivent choisir la ligne stratégique pour 2027.

   Les militants socialistes ont tranché. Mardi 27 mai, au terme du premier tour du scrutin visant à élire le nouveau Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol se sont qualifiés pour un second tour qui s’annonce décisif.

D’après l’entourage du Premier secrétaire sortant, Faure aurait recueilli environ 42 % des voix, devançant de peu son rival rouennais, crédité de 40 %. L’écart, évalué à environ 500 voix, laisse présager une confrontation très serrée. Boris Vallaud, lui, arrive en troisième position avec 18 % des suffrages.

Mais dans le camp de Mayer-Rossignol, on tempère ces résultats : selon ses soutiens, le score serait pratiquement à égalité, autour de 41 % chacun, avec une poignée de voix d’avance pour Faure. Du côté des proches de Boris Vallaud, on parle d’environ 20 %pour le député des Landes. Les résultats définitifs seront annoncés mercredi, après une commission de récolement qui pourrait bien se révéler tendue.

 Un deuxième tour et un congrès sous haute tension

Ce duel entre Faure et Mayer-Rossignol n’est pas nouveau. Les deux hommes s’étaient déjà affrontés lors du congrès de Marseille en 2023, qui s’était conclu sur une victoire très serrée de Faure. Leur revanche est donc fixée : le second tour se tiendra le 5 juin, avant un congrès prévu du 13 au 15 juin à Nancy, où sera officialisé le futur cap du parti.

Les 23 000 votants, sur quelque 40 000 adhérents, ont été invités à se prononcer mardi dans les sections locales, entre 17h et 22h, sur le choix du futur Premier secrétaire, mais surtout sur l’orientation stratégique du PS. En ligne de mire : la présidentielle de 2027.

Deux visions, deux stratégies pour 2027

Depuis 2018, Olivier Faure défend une union de la gauche non-mélenchoniste, misant sur un rassemblement autour de personnalités comme Raphaël Glucksmann ou François Ruffin pour bâtir une candidature commune. Il se veut porteur d’un projet inclusif, prenant ses distances avec Jean-Luc Mélenchon, malgré les accords passés dans le cadre de la Nupes en 2022 et du Nouveau Front populaire en 2024.

À l’inverse, Nicolas Mayer-Rossignol prône l’affirmation d’un PS fort et autonome, en appelant à créer un Grand Parti Socialiste (GPS) capable d’agréger militants et figures extérieures comme Benoît Hamon, Bernard Cazeneuve ou Raphaël Glucksmann. Il estime qu’il est prématuré d’envisager une primaire avant les municipales, préférant voir émerger un candidat social-démocrate issu de cette refondation.

 Boris Vallaud, l’homme de la réconciliation

Discret mais déterminé, Boris Vallaud s’est positionné comme le candidat de la réconciliation et de la doctrine. Le député des Landes a développé le concept de “démarchandisation” de la société, et a lancé un institut de formation ainsi qu’un média interne pour structurer la pensée socialiste.

 La gauche en quête d’un cap pour 2027

 Ce premier tour ne marque pas seulement une bataille de leadership : il révèle les profondes tensions stratégiques au sein du PS, dans un paysage politique où l’union de la gauche pour la présidentielle de 2027 est au cœur des débats. Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, soutient clairement Olivier Faure, tandis que Raphaël Glucksmann, hostile à l’idée d’une primaire, semble pencher pour Mayer-Rossignol.

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