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Zone euro : une croissance modeste mais inattendue de 0,1 % au deuxième trimestre

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  • L’activité économique dans la zone euro a légèrement progressé au deuxième trimestre 2025, selon Eurostat.
  •  À +0,1 %, la croissance dépasse les attentes, malgré un net ralentissement par rapport au début d’année.
  •  Les performances des États membres restent très contrastées.

   La croissance a été au rendez-vous, mais de justesse. Au deuxième trimestre 2025, le PIB de la zone euro a enregistré une progression de 0,1 %, selon la première estimation publiée ce mercredi 31 juillet par Eurostat. Un chiffre modeste, mais supérieur aux attentes des économistes, qui anticipaient une croissance nulle sur la période.

Dans le détail, l’activité a également augmenté de 0,2 % dans l’ensemble de l’Union européenne, après une hausse plus marquée au premier trimestre (+0,6 % dans la zone euro et +0,5 % dans l’UE). Sur un an, la croissance atteint 1,4 %, un rythme là encore supérieur aux prévisions de Reuters (+1,2 %), mais en léger retrait par rapport aux 1,5 % enregistrés entre janvier et mars.

Performances contrastées entre États membres

Derrière cette moyenne européenne, la dynamique reste fortement hétérogène. L’Espagne confirme son rôle de locomotive du sud de l’Europe, avec une croissance de +0,7 %, devant le Portugal (+0,6 %) et l’Estonie (+0,5 %).

À l’inverse, l’activité économique a reculé en Irlande (-1,0 %), ainsi qu’en Allemagne et en Italie (-0,1 % chacune), illustrant les difficultés persistantes dans certaines grandes économies de la zone.

Malgré ces divergences, l’ensemble des États membres ayant publié leurs chiffres affiche une croissance annuelle positive, souligne Eurostat.

Une croissance résistante mais sous pression

Cette première estimation confirme que l’économie européenne continue d’avancer à petits pas, dans un environnement toujours marqué par l’incertitude. Le resserrement monétaire de la Banque centrale européenne, conjugué à une inflation toujours élevée et à des tensions géopolitiques persistantes, freine la reprise.

La résilience observée au deuxième trimestre, bien que fragile, pourrait néanmoins renforcer l’argument en faveur d’une stabilisation monétaire. La BCE, qui s’apprête à se réunir fin août à Jackson Hole, devrait suivre de près ces signaux.

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