- Donald Trump a livré, ce lundi, un discours fleuve devant la Knesset, le Parlement israélien.
- Le président américain y a célébré la libération d’otages à Gaza et annoncé “le début d’une nouvelle ère de paix” au Moyen-Orient.
Sous les applaudissements d’un hémicycle conquis, le président américain a salué la fin des hostilités dans la bande de Gaza, évoquant “la fin d’une ère de mort et de terreur”. Dans un ton mêlant solennité et improvisation, Donald Trump a esquissé sa vision d’un “nouveau Moyen-Orient”, tout en appelant les Palestiniens à “se détourner de la voie du terrorisme” et en tendant la main à l’Iran.
Face aux parlementaires israéliens, Donald Trump a voulu donner un souffle historique à son intervention. “Après tant d’années de guerre et de dangers incessants, le ciel est aujourd’hui calme, les armes et les sirènes se sont tues, le soleil se lève sur une terre sainte enfin en paix”, a-t-il déclaré.
Dans une salle comble, le président américain a poursuivi : “Ce n’est pas seulement la fin d’une guerre, c’est la fin d’une ère de terreur et de mort… Et le début d’une grande concorde et d’une harmonie durable pour Israël et toutes les nations de ce qui sera bientôt une région véritablement magnifique.”
Donald Trump a affirmé être convaincu d’assister à “l’aube historique d’un nouveau Moyen-Orient”, marquant ainsi une inflexion majeure dans sa politique étrangère au Proche-Orient.
Un cessez-le-feu et des otages libérés
Ce discours intervient quelques heures seulement après l’annonce d’un cessez-le-feu durable à Gaza, négocié par Washington, Le Caire et Doha. Les derniers otages encore détenus ont été libérés, mettant fin à des mois de tensions.
“Nous avons réglé huit guerres en huit mois. Hier je disais sept, aujourd’hui je peux dire huit puisque les otages sont rentrés”, a lancé le président, provoquant une salve d’applaudissements. “C’est un sentiment agréable, c’est la première fois que je le dis, cela fait du bien.”
Trump a également salué la coopération militaire entre les États-Unis et Israël : “Les États-Unis ont les militaires les plus puissants de l’histoire du monde, j’espère que nous n’aurons à jamais à les utiliser. Nous avons beaucoup d’armes, nous en avons donné beaucoup à Israël, pour être honnête. Bibi m’a appelé si souvent pour me demander telle ou telle arme, parfois, je ne les connaissais même pas.”
Message direct aux Palestiniens : “Rejetez la haine”
Donald Trump a aussi profité de cette tribune pour adresser un message ferme aux Palestiniens, les exhortant à “tourner la page du terrorisme”.
“Les Palestiniens sont face à un choix qui ne pourrait pas être plus clair”, a-t-il martelé. “C’est leur chance de changer. Pour toujours, de s’éloigner de la voie du terrorisme et de la violence. Il est impératif d’exclure les forces malveillantes de haine qui sont parmi eux.”
Le président américn a ajouté être “certain que cela va arriver”, assurant que la paix durable entre Israéliens et Palestiniens n’est “plus une utopie”.
Trump tend la main à l’Iran
Quelques mois après avoir soutenu les bombardements israéliens contre des sites nucléaires iraniens, Donald Trump a surpris son auditoire en évoquant la possibilité d’une paix avec Téhéran.
“De l’avis de tous, ils ont pris un gros coup, non ? Ils l’ont reçu d’un côté, de l’autre. Et ce serait formidable si nous pouvions conclure un accord avec eux.”
Le président a poursuivi, sourire aux lèvres :“Seriez-vous contents avec ça ? Est-ce que ce ne serait pas une bonne chose ? Parce que selon moi, ils le veulent, ils sont fatigués.”
Et de conclure, en s’adressant directement aux dirigeants iraniens : “Nous sommes prêts à un accord quand vous le serez.”
Cette déclaration, inattendue, marque une inflexion notable dans le discours américain vis-à-vis de l’Iran, ouvrant la porte à une désescalade diplomatique après des années de tensions.
Une “aube historique” aux contours incertains
En clôturant son discours, Donald Trump a cherché à graver ce moment dans l’histoire : “C’est l’aube historique d’un nouveau Moyen-Orient.”
Mais derrière les formules et l’enthousiasme affiché, de nombreuses questions demeurent : la trêve tiendra-t-elle ? Les promesses d’un “ordre nouveau” résisteront-elles à la réalité politique d’une région en recomposition ?
