- À partir du 1er février, l’abonnement d’électricité va baisser pour tous les contrats, annonce le Premier ministre dans un post publié sur X.
- La mesure prévoit une diminution de 5% par an, rendue possible par une baisse de 25% de la contribution tarifaire d’approvisionnement (CTA), précise le ministre de l’Économie, Roland Lescure.
Le gouvernement promet un allègement de la facture d’électricité dès le 1er février : -5% par an sur l’abonnement, 540 millions d’euros “rendus” au pouvoir d’achat et une économie moyenne de 10 euros pour les ménages. Certains professionnels très consommateurs, comme les boulangers, pourraient gagner jusqu’à 200 euros. En toile de fond, l’exécutif prépare un “grand plan d’électrification des usages” et assure que la réforme du prix de l’électricité entrée en vigueur au 1er janvier n’aura “aucun impact” sur les tarifs.
Une baisse de 5% par an sur l’abonnement dès le 1er février
L’annonce est tombée via un message du Premier ministre sur X : à compter du 1er février, le prix de l’abonnement d’électricité baissera pour tous les contrats. La diminution s’établira à 5% par an, selon le chef de l’exécutif.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, en a détaillé le levier : cette baisse sera rendue possible grâce à la réduction de la contribution tarifaire d’approvisionnement (CTA), qui doit reculer de 25%.
Sur le plan du pouvoir d’achat, le Premier ministre avance un chiffre : “près de 540 millions d’euros” seraient ainsi rendus aux ménages français. Dans le détail, le gouvernement estime que la baisse annoncée permettra “à tous les ménages de faire une économie de 10 euros” sur leur facture.
Une économie modeste à l’échelle individuelle, mais présentée comme un signal politique, dans un contexte où les dépenses d’énergie restent un poste scruté de près par les consommateurs.
Jusqu’à 200 euros pour certains professionnels, notamment les boulangers
L’exécutif met aussi en avant l’impact pour les professionnels fortement dépendants de l’électricité. Sébastien Lecornu, dans son post, indique que la baisse pourrait être plus importante et “atteindre jusqu’à 200 euros pour certains professionnels”, citant les boulangers parmi les premiers concernés, en raison de leur consommation élevée dans le cadre de leur activité.
“Un premier pas concret” avant le grand plan d’électrification
Au-delà du coup de pouce immédiat, le Premier ministre inscrit la mesure dans une stratégie plus large. Il s’agit, selon lui, de “un premier pas concret pour réduire la facture d’électricité”, mais aussi de “préparer la présentation dans quelques semaines du grand plan d’électrification des usages, au service de notre souveraineté énergétique”.
Dans cette logique, la baisse annoncée se veut à la fois une mesure de court terme et un élément de communication autour de la transition énergétique : électrifier davantage, tout en maîtrisant les coûts.
Réforme du prix de l’électricité : Lescure promet “aucun impact” sur les tarifs
Cette annonce intervient alors qu’une réforme du mécanisme de fixation des prix de l’électricité est entrée en vigueur depuis le 1er janvier, entraînant la disparition de l’Arenh. Interrogé dans une interview accordée au Parisien ce samedi 3 janvier, Roland Lescure assure que cette réforme n’aura « aucun impact » sur les prix.
Le ministre défend le nouveau dispositif, baptisé “versement nucléaire unique”, qu’il décrit comme un bouclier contre les envolées de marché :
« Le nouveau système baptisé versement nucléaire unique, est une assurance qui nous évite des prix trop élevés. Souvenez-vous de ce qui s’est passé lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les tarifs de l’électricité avaient explosé. L’ancien système, l’Arenh, ne nous avait que très imparfaitement protégés », a-t-il expliqué.
Une priorité gouvernementale depuis fin décembre
Pour Matignon, l’énergie fait partie des priorités immédiates. Fin décembre, le Premier ministre avait demandé à son ministre de l’Économie de travailler sur différents scénarios afin de faire baisser le prix de l’électricité pour l’ensemble des Français.
Avec une entrée en vigueur fixée au 1er février, l’exécutif veut désormais afficher des résultats rapides, tout en préparant la prochaine étape : l’annonce attendue, “dans quelques semaines”, du grand plan d’électrification des usages.
