- La balance commerciale française montre des signes d’amélioration, avec un déficit réduit pour le deuxième mois consécutif en novembre 2024.
- Cette tendance encourageante, portée par une hausse des exportations, suscite des espoirs pour une reprise durable en 2025.
Le déficit commercial de la France s’est légèrement réduit en novembre, atteignant 7,3 milliards d’euros contre 7,6 milliards d’euros le mois précédent, selon les chiffres publiés mercredi par les douanes françaises. Cette baisse, soutenue par une hausse des exportations plus marquée que celle des importations, marque le deuxième mois consécutif de recul du déficit.
Les exportations ont progressé de 600 millions d’euros en novembre, alors que les importations ont augmenté de 300 millionsd’euros. Sur douze mois glissants, le déficit commercial s’établit à 83,6 milliards d’euros, en nette amélioration par rapport aux années précédentes. En 2023, il atteignait 99,6 milliards d’euros, contre un record historique de 164 milliards d’euros en 2022.
Les exportations, moteur de l’amélioration
La dynamique des exportations a été favorisée par une hausse des prix et des volumes, ont précisé les douanes. Le secteur énergétique, en particulier, a joué un rôle clé, avec un déficit de la balance énergétique réduit de 300 millions d’euros, à 3,7 milliards d’euros. Les importations d’énergie sont restées stables, tandis que les exportations ont progressé, reflétant unecompétitivité accrue des produits français sur le marché mondial.
En dehors de l’énergie, le solde commercial reste stable avec un déficit de 5,3 milliards d’euros. Cette stabilité traduit une résilience des exportations françaises dans d’autres secteurs, malgré le poids encore important des importations.
De son côté, le déficit des transactions courantes a reculé, s’établissant à 1,7 milliard d’euros en novembre contre 1,9 milliard en octobre, selon la Banque de France.
Malgré cette amélioration, le déficit commercial reste un enjeu majeur. La France n’a pas enregistré d’excédent commercial depuis 2002, reflétant des défis structurels qui pèsent sur sa compétitivité économique. Le gouvernement espère toutefois que la tendance positive observée en fin d’année se poursuivra en 2024, grâce à des mesures visant à stimuler les exportations et à renforcer la compétitivité des entreprises françaises.
Une amélioration sous conditions
L’amélioration constatée reste fragile et dépend en grande partie de la conjoncture économique internationale. Les échanges avec les partenaires européens et asiatiques, ainsi que l’évolution des coûts des matières premières, joueront un rôle déterminant dans la poursuite de cette dynamique.
Alors que les prévisions pour 2024 sont encourageantes, les défis structurels demeurent. Une réforme profonde et une stratégie économique ambitieuse seront essentielles pour inverser durablement la tendance et réduire le poids du déficit commercial sur l’économie française.
