16.4 C
Paris
lundi, mars 23, 2026
AccueilActualitéLes États-Unis prévoient des droits de douane de 25 % sur l’automobile,...

Les États-Unis prévoient des droits de douane de 25 % sur l’automobile, les semi-conducteurs et le secteur pharmaceutique

Date:

  • Le président américain Donald Trump a annoncé le 18 février son intention d’appliquer des droits de douane d’environ 25 % sur les importations automobiles aux États-Unis.
  • Cette mesure concernerait également les semi-conducteurs et l’industrie pharmaceutique, avec des taux pouvant augmenter au fil du temps.
  • Toutefois, il souhaite donner aux entreprises concernées le temps de s’implanter sur le sol américain afin d’éviter ces surtaxes.

Lors d’une conférence de presse tenue à Mar-a-Lago, en Floride, Donald Trump a précisé que les droits de douane sur l’automobile seraient « d’environ 25 %« . Cependant, il a également indiqué vouloir laisser du temps aux constructeurs automobiles « pour qu’ils aient des usines ici » et ainsi « qu’ils n’aient pas de droits de douane« . Une décision finale devrait être prise d’ici le 2 avril.

Concernant les semi-conducteurs et le secteur pharmaceutique, le président américain a affirmé que les tarifs douaniers commenceraient à « 25 % et plus, et cela augmentera considérablement au cours d’une année« . Il a souligné l’importance de donner aux entreprises une chance de s’implanter aux États-Unis pour éviter ces taxes et ainsi renforcer l’indépendance industrielle du pays.

Un bras de fer commercial avec l’Union européenne

Donald Trump s’est également félicité de la réduction des droits de douane de l’Union européenne (UE) sur les automobiles américaines, qui sont passés de 10 % à 2,5 %, un niveau équivalent à celui pratiqué par les États-Unis. « L’UE avait 10 % de taxes sur les voitures et ils sont désormais à 2,5 %, ce qui est exactement le même niveau que nous. Si tout le monde fait cela, alors nous jouerons avec les mêmes règles du jeu« , a-t-il assuré.

Cependant, il a dénoncé le déficit commercial des États-Unis vis-à-vis de l’UE, qu’il estime à 350 milliards de dollars. « L’UE a été très injuste avec nous, nous avons un déficit commercial de 350 milliards de dollars, ils n’achètent pas nos voitures, nos produits agricoles, ils n’achètent quasiment rien, nous devons rectifier cela« , a-t-il insisté.

Selon les données du département du Commerce, le déficit commercial des États-Unis en biens vis-à-vis de l’UE était de 235 milliards de dollars en 2024. En revanche, les États-Unis ont une balance commerciale excédentaire de 109 milliards de dollars vis-à-vis de l’UE en ce qui concerne les services en 2023, dernière année aux données consolidées, selon la Commission européenne.

Un impact économique majeur sur l’industrie automobile européenne

L’instauration de ces droits de douane pourrait affecter considérablement les géants de l’automobile allemande, qui exportent massivement vers les États-Unis. Déjà affaiblis par une demande mondiale en baisse, la hausse des coûts de l’énergie et la concurrence chinoise, des groupes comme Volkswagen, qui a récemment annoncé la suppression de 35 000 emplois en Allemagne, pourraient être durement touchés.

L’industrie automobile européenne représente environ 7 % du PIB de l’UE et emploie 13 millions de personnes. Face à cette menace, la Commission européenne a promis un soutien renforcé au secteur.

Des négociations commerciales sous tension

Dans ce contexte de tensions commerciales, le commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique, Maros Sefcovic, s’est rendu à Washington pour rencontrer les responsables américains, dont Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce désigné, et Jamieson Greer, représentant de la Maison Blanche pour les relations commerciales. Ces discussions pourraient s’avérer décisives pour l’avenir des relations économiques entre les États-Unis et l’UE.

« Nous devons nous engager, et nous devrons sans doute nous engager dans des négociations difficiles, y compris avec des partenaires de longue date (…) Nous serons prêts pour des négociations difficiles si nécessaire. Si des bénéfices mutuels existent, nous sommes prêts à nous engager avec vous. », a affirmé récemment la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Les plus populaires