- Le président américain Donald Trump a marqué l’histoire, mardi 4 mars, en prononçant le discours le plus long jamais délivré devant le Congrès, d’une durée d’une heure quarante.
- Une prise de parole marquée par des annonces chocs et des positions tranchées, où le milliardaire républicain a assuré que son administration ne faisait « que commencer ». Retour sur les moments clés de ce discours.
Dès l’ouverture de son allocution, Donald Trump a dressé un bilan positif de ses premiers mois à la Maison-Blanche. « Le dynamisme, l’esprit américain, notre fierté sont de retour« , a-t-il affirmé, estimant que ses 43 premiers jours de mandat constituaient « le meilleur début de mandat de l’histoire« .
L’immigration, cheval de bataille
L’immigration a été l’un des sujets centraux de son discours. Le président a dénoncé la politique migratoire de son prédécesseur Joe Biden, qu’il accuse d’avoir laissé entrer « de nombreux immigrants, pour beaucoup des criminels ou échappés d’asile psychiatrique« . Cette déclaration s’inscrit dans la ligne dure adoptée par le républicain sur la question migratoire depuis sa première campagne.
Guerre culturelle : fin du « Wokisme »
Donald Trump a profité de cette tribune pour réaffirmer sa volonté de mettre fin aux politiques progressistes. « Nous ne reconnaissons plus que deux genres : homme et femme« , a-t-il martelé, promettant de faire adopter une loi criminalisant le changement de sexe « sur des enfants« .
Il a également proclamé : « Le ‘wokisme’ c’est fini« , en s’attaquant aux initiatives en faveur de la transition énergétique et de la réduction des inégalités raciales et sexuelles.
Protectionnisme économique
L’économie a occupé une place majeure dans son discours. Donald Trump a annoncé la mise en place de droits de douane réciproques avec tous les pays dès le 2 avril. « Les tarifs douaniers ne visent pas seulement à protéger les emplois américains. Ils visent à protéger l’âme de notre pays« , a-t-il déclaré, promettant de récupérer « des trillions et des trillions de dollars » malgré le risque d’impact sur les prix pour les consommateurs.
Indépendance énergétique
Le président américain a également promis de faire baisser les factures d’énergie en augmentant la production nationale. « On a plus d’or liquide que n’importe quel autre pays, on va l’utiliser« , a-t-il assuré, évoquant un projet de gazoduc en Alaska en partenariat avec la Corée du Sud et le Japon.
Politique internationale : Ukraine, Canal de Panama et Groenland
Sur le plan international, Donald Trump a abordé la guerre en Ukraine en lisant une lettre du président Volodymyr Zelensky dans laquelle ce dernier se disait « prêt à la paix« . « Il est temps de mettre fin à cette folie« , a-t-il affirmé, tout en assurant avoir reçu des « signaux forts de Russie indiquant qu’ils sont prêts à la paix« .
Dans la même veine, il a réitéré son souhait controversé de mettre la main sur le Groenland, promettant d' »enrichir » ses habitants. « Nous avons besoin du Groenland pour la sécurité nationale et même la sécurité internationale. Et nous travaillons avec tous les acteurs concernés pour essayer d’y parvenir« , a-t-il expliqué, une initiative qui, selon lui, vise à renforcer l’influence américaine à l’international.
Donald Trump a conclu son discours en évoquant la tentative d’assassinat dont il a été victime l’été dernier, affirmant qu’il avait été « sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l’Amérique« . Cette déclaration a été accueillie par une ovation de ses partisans, tandis que les élus démocrates, minoritaires au Congrès, exprimaient leur désaccord.
