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vendredi, mars 20, 2026
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Emmanuel Macron : « Si l’Ukraine demande des forces alliées, ce n’est pas à la Russie d’accepter ou pas »

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  • Dans une interview accordée à plusieurs journaux régionaux, dont La Voix du Nord, Ouest-France et Le Dauphiné Libéré, Emmanuel Macron a réaffirmé la position de la France sur le conflit en Ukraine et les enjeux de sécurité en Europe.
  • Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de discussions directes entre la France et la Russie tout en dénonçant « l’insincérité de l’engagement russe » dans le processus de paix.

Alors que les États-Unis et l’Ukraine ont proposé une trêve d’un mois, la Russie n’a pas encore donné son accord. Face à cette situation, Emmanuel Macron a déclaré que des « échanges directs » seront nécessaires avec Vladimir Poutine « et entre négociateurs français et russes pour clarifier cet agenda » sur les garanties de sécurité à apporter à l’Ukraine.

Le président français a également défendu l’idée d’un éventuel déploiement de forces alliées en Ukraine, si Kiev en faisait la demande. « Si l’Ukraine demande à des forces alliées d’être sur son territoire, ce n’est pas à la Russie d’accepter ou pas », a-t-il martelé.

Selon lui, plusieurs pays européens et non européens se sont déjà dits prêts à participer à cette initiative, qui consisterait à envoyer « quelques milliers d’hommes » sur des points-clés pour mener des « programmes d’entraînement » et assurer un soutien sur le long terme.

Une mise en garde adressée à Moscou

Alors que les discussions internationales se poursuivent, Emmanuel Macron a averti que la Russie devait s’engager sincèrement dans le processus de paix, sous peine de voir les sanctions et représailles américaines se durcir.

« Si la Russie ne s’engage pas sincèrement dans la paix, le président Trump va durcir les sanctions et les représailles. Et donc, on changera totalement de dynamique », a-t-il estimé.

Le chef de l’État a aussi réaffirmé que les Ukrainiens ne pouvaient « en aucun cas faire des concessions territoriales et n’avoir aucune garantie de sécurité ». Une déclaration qui vient renforcer la position de la France en faveur d’un soutien inébranlable à Kiev.

Une défense européenne à renforcer

Par ailleurs, Emmanuel Macron a profité de cet entretien pour aborder la question de l’industrie de défense en Europe. Il a expliqué avoir demandé aux industriels français de l’armement de « démarcher les États européens qui ont pris l’habitude d’acheter américain ».

Il a notamment cité l’exemple des missiles Patriot, auxquels il veut opposer le SAM-T de nouvelle génération franco-italien, ainsi que du F-35 américain, pour lequel il souhaite promouvoir le Rafale.

« Ceux qui achètent (des missiles) Patriot, il faut leur proposer le SAM-T nouvelle génération franco-italien ; ceux qui achètent du F35, il faut leur proposer du Rafale », a-t-il insisté, ajoutant vouloir « produire plus » d’avions de chasse Dassault Aviation plutôt que d’accélérer le programme d’avion du futur.

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