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mardi, mars 24, 2026
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« Le calvaire des civils de Gaza doit prendre fin », Macron plaide pour un cessez -le- feu et une solution à deux États, Nétanyahou s’y oppose

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  • En pleine asphyxie de la bande de Gaza, le président français réclame un cessez-le-feu, la libération des otages et l’acheminement de l’aide humanitaire.
  • Face à un Nétanyahou inflexible, la reconnaissance d’un État palestinien devient un ultime levier diplomatique.

  Le président français Emmanuel Macron a appelé, mardi, à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et à l’ouverture totale de l’aide humanitaire. Lors d’un échange téléphonique avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, il a exigé des mesures urgentes pour soulager les civils palestiniens et relancer une dynamique politique vers une solution à deux États.

« Le calvaire que vivent les populations civiles de Gaza doit prendre fin », a déclaré le chef de l’État sur le réseau social X, affirmant avoir porté ce message directement à son homologue israélien.

Dans cet appel, Emmanuel Macron a défendu une solution politique : « Cessez-le-feu, libération de tous les otages, aide humanitaire, puis réouverture enfin d’une perspective de solution politique à deux États. »Selon lui, « c’est dans ce contexte que j’envisage la Conférence de juin », que la France co-présidera avec l’Arabie saoudite aux Nations unies.

 Une priorité humanitaire

Le président français a insisté sur l’urgence d’un accès total de l’aide humanitaire à Gaza, où la situation est critique.

« L’ouverture de tous les points de passage de l’aide humanitaire est une nécessité vitale pour les populations civiles de Gaza », a-t-il martelé.

Il a évoqué sa récente visite à El-Arish, en Égypte, non loin de la frontière avec Gaza. « Je l’ai vu à El-Arish : cette aide est bloquée de l’autre côté de la frontière. Elle doit parvenir aux civils le plus vite possible. », a-t-il souligné.

Libération des otages et soutien à Israël

 De plus, Emmanuel Macron a réitéré son soutien à Israël tout en soulignant que la libération des otages ne pourrait être obtenue que dans le cadre d’un cessez-le-feu. « J’espère que les prochaines heures permettront une telle décision », a-t-il ajouté, espérant des avancées concrètes.

« La libération de tous les otages a toujours été une priorité absolue, tout comme la démilitarisation du Hamas », a affirmé le président. Mais, a-t-il insisté, « la libération des otages toujours retenus à Gaza ne peut être assurée que par un cessez-le-feu, la seule façon d’y parvenir. »

Lors de son déplacement en Égypte, Emmanuel Macron a rejeté toute idée de déplacement forcé des habitants de Gaza ou d’un rôle futur du Hamas dans la gouvernance palestinienne.

Une ligne de fracture avec Nétanyahou

 Mais les positions entre Paris et Tel-Aviv restent profondément divergentes. Selon un communiqué des services du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a exprimé son « opposition farouche » à l’établissement d’un État palestinien, qu’il considère comme « une énorme récompense pour le terrorisme. »

Ce dernier a justifié cette position en dénonçant l’absence de condamnation claire des attaques du 7 octobre par les instances palestiniennes. « À ce jour, aucun organe palestinien – y compris ceux de l’Autorité palestinienne – n’a condamné le massacre du 7 octobre », a affirmé le chef du gouvernement israélien. Il a ajouté qu’ »un État palestinien établi à quelques minutes des villes israéliennes deviendrait un bastion iranien du terrorisme. »

 Vers une reconnaissance de l’État palestinien ?

 Face à l’impasse diplomatique, Emmanuel Macron a récemment évoqué la possibilité d’une reconnaissance officielle de l’État palestinien par la France lors de la conférence onusienne de juin. Une initiative qui serait conditionnée à un geste réciproque : la reconnaissance d’Israël par plusieurs pays arabes.

« Je veux déclencher une série de reconnaissances d’un État palestinien, tout comme de l’État d’Israël par plusieurs pays arabes », a-t-il déclaré lundi.

Avec cette prise de position ferme, Emmanuel Macron entend replacer la France au cœur du jeu diplomatique au Proche-Orient. À travers son engagement en faveur de l’aide humanitaire, de la libération des otages, et d’une perspective politique renouvelée, Paris tente d’influer sur un conflit enlisé et de raviver l’espoir d’une paix fondée sur le droit international.

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