- Le 1er mai 2025 a réuni plus de 300 000 manifestants dans toute la France selon la CGT, dont 100 000 à Paris.
- Si la mobilisation syndicale s’est déroulée sous haute surveillance, elle a aussi été marquée par des violences ciblées à Paris, où des militants du Parti Socialiste ont été pris à partie par des black blocs.
- Plusieurs élus ont été blessés, et les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises
La fête du Travail a rassemblé ce mercredi plus de 300 000 personnes dans toute la France, dont 100 000 à Paris, selon la CGT. À l’appel des syndicats, les traditionnels défilés ont mis en lumière les revendications sociales, mais aussi une série de violences et débordements dans la capitale, où plusieurs élus et militants du Parti Socialiste ont été pris pour cible.
À Paris, la manifestation s’est élancée en début d’après-midi de la place d’Italie (13e arrondissement) pour rejoindre la place de la Nation. Rapidement, les premières tensions ont été signalées boulevard Diderot, selon la préfecture de police. À 17 heures, 18 personnes avaient déjà été interpellées, chiffre qui est monté à 29 interpellations à 17h30, contre 45 l’année précédente à la même heure.
Agression d’un stand socialiste
Un point fixe du Parti Socialiste, installé boulevard de l’Hôpital, a été violemment pris à partie par des individus vêtus de noir, parfois cagoulés. Les faits, survenus peu avant 15h, ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre.
« Nous avons été insultés puis attaqués par des black blocs : ils ont arraché nos drapeaux et nos banderoles, ont donné des coups de pied, coups de poing, lancé des pétards. Un camarade a été traîné et lynché au sol, un autre élu a été blessé. », a indiqué sur le réseau social X, Chloé Ridel, porte-parole du PS.

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. « Violences graves et inacceptables. Ces perturbateurs sont les ennemis des travailleurs et de la gauche », a déclaré Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, sur X, ajoutant qu’il saisirait le procureur de la République.
« Arracher des drapeaux, frapper, blesser, détruire un stand politique : ces actes insultent la lutte sociale et les valeurs que nous célébrons aujourd’hui. », a dénoncé de son côté Pierre Jouvet, secrétaire général du PS
« À Paris, des socialistes ont été physiquement agressés par des black blocs ignorant toute conscience collective en ces temps de bascule historique. Par leurs méthodes, ils discréditent les combats qu’ils prétendent porter. Ils servent d’idiots utiles à tous ceux qui rêvent de transformer la foule des travailleurs en meute violente qu’il faudrait contenir. », a affirmé Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste.
Autres incidents : un élu pris à partie
L’élu socialiste Jérôme Guedj a aussi été la cible d’agressions. Alors qu’il passait à proximité du cortège de la Confédération nationale du travail (CNT), il a été invectivé, victime de jets de projectiles. Les gendarmes mobiles sont intervenus, procédant à deux interpellations.« Les crétins décérébrés, pseudo-antifas et cagoulés de noir, sont arrivés. Injures, crachats, et enfin coups de poing et mortier « , a raconté Jérôme Guedj sur X.
Interrogée sur LCI au sujet de la présence des socialistes dans le cortège, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a déclaré : « Ce sont les violences qui ne sont pas les bienvenues. »
Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a pour sa part affirmé son soutien aux militants attaqués et dénoncé une tentative d’intimidation politique.
« Je veux dire aux militants agressés tout mon soutien. Nous ne reculerons pas devant la violence politique que l’extrême gauche essaie d’installer dans notre pays. », a affirmé le ministre de l’Intérieur.
Bruno Retailleau a confirmé sur X que les forces de l’ordre avaient procédé à plusieurs interpellations.
