- L’Union européenne a officiellement adopté un 17e paquet de sanctions contre la Russie, avec en ligne de mire la mystérieuse « flotte fantôme » utilisée par Moscou pour échapper aux restrictions sur ses exportations de pétrole.
- Une mesure coordonnée avec Londres, qui a annoncé de son côté une nouvelle salve de sanctions économiques.
Présente à Bruxelles pour une réunion des ministres de la Défense de l’UE, Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, a confirmé l’adoption de ce nouveau train de mesures. L’objectif est clair : frapper au cœur le système mis en place par la Russie pour contourner l’embargo pétrolier.
Près de 200 navires identifiés comme appartenant à la “flotte fantôme” sont désormais visés. Ces tankers, souvent immatriculés à l’étranger, dissimulent leurs véritables propriétaires derrière des sociétés écrans. Une tactique bien connue, mais que l’UE veut désormais neutraliser.
« Plus la Russie mènera la guerre, plus notre réponse sera sévère », a averti Kaja Kallas sur X (ex-Twitter).
Londres emboîte le pas à Bruxelles
Le Royaume-Uni n’est pas en reste. Ce mardi, le gouvernement britannique a dévoilé une nouvelle série de sanctions visant 18 navires russes supplémentaires, des entreprises du secteur de la défense, de l’énergie, de la finance, ainsi que des individus accusés de relayer la propagande du Kremlin.
Le ministre des Affaires étrangères, David Lammy, a qualifié les récentes frappes de Moscou de « démonstration du visage belliqueux de Poutine », appelant à un cessez-le-feu immédiat et sans conditions pour ouvrir la voie à des pourparlers de paix.
Le prix du pétrole sous surveillance
Dans cette stratégie commune, Londres et Bruxelles annoncent vouloir renforcer le plafonnement du prix du pétrole russe, une mesure déjà en place mais que les Européens jugent aujourd’hui insuffisante face à l’ingéniosité de Moscou.
L’objectif : tarir les revenus énergétiques qui alimentent l’effort de guerre russe. « Les sanctions occidentales ont déjà des conséquences graves sur l’économie russe », assure le Foreign Office dans un communiqué.
Négociations à Istanbul : la trêve encore lointaine
Dans un climat de tensions croissantes, des délégations russes et ukrainiennes se sont retrouvées vendredi à Istanbul pour évoquer les termes d’une éventuelle trêve. Mais les positions restent diamétralement opposées : Kyiv exige une cessation complète et immédiate des hostilités, tandis que Moscou souhaite poursuivre les discussions sans cesser les combats.
Alors que la guerre en Ukraine s’enlise, l’Union européenne et le Royaume-Uni redoublent d’efforts pour resserrer l’étau économique sur la Russie. Avec ce 17e paquet de sanctions, c’est désormais la logistique maritime et pétrolière du Kremlin qui est visée de front.
