- À deux jours du début des vacances scolaires, l’Unsa-Icna appelle à une grève nationale des contrôleurs aériens les 3 et 4 juillet.
- Le syndicat dénonce une gestion autoritaire au sein de la DGAC et alerte sur un sous-effectif chronique.
- De fortes perturbations du trafic aérien sont redoutées.
À quelques jours des grands départs en vacances d’été, une grève dans le secteur aérien pourrait compliquer les déplacements des voyageurs. L’Unsa-Icna, syndicat des ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne, a déposé ce lundi un préavis de grève pour les jeudi 3 et vendredi 4 juillet. Un mouvement social qui s’annonce très suivi et qui pourrait perturber fortement le trafic aérien, à l’approche des grands départs estivaux.
Dans son communiqué, le syndicat dénonce des « dérives managériales » au sein de la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC), plus particulièrement à la Direction des services de la navigation aérienne. Il accuse l’administration de pratiquer un management autoritaire, brutal et déconnecté des réalités opérationnelles, créant un climat de travail délétère « incompatible avec les exigences en matière de sécurité et de sérénité » du métier de contrôleur aérien.
Un signal d’alerte avant la haute saison
L’Unsa-Icna, qui a recueilli 17 % des voix lors des dernières élections professionnelles, réclame une réorientation en profondeur de la politique menée par la DGAC. À l’origine du malaise, plusieurs dossiers sensibles : un sous-effectif chronique, des retards dans les projets de modernisation technique, et une gestion jugée opaque et inefficace.
Le syndicat pointe du doigt un manque d’anticipation dans les recrutements et affirme que les retards et les dysfonctionnements dans la gestion du trafic aérien sont bien souvent la conséquence directe de ces choix structurels.
« Les signaux d’alerte ont été transmis depuis des années, mais rien n’a été fait », déplore-t-il.
Une grève en pleine montée en charge estivale
Ce mouvement intervient à un moment particulièrement sensible. Les vacances scolaires d’été débutent le samedi 5 juillet, et les aéroports français s’apprêtent à accueillir des millions de passagers dans les semaines à venir. Si le préavis est maintenu, de nombreuses perturbations pourraient affecter vols intérieurs et liaisons internationales, avec à la clé des retards et des annulations.
À ce stade, la Direction générale de l’Aviation civile n’a pas encore réagi publiquement au préavis de grève. Mais dans les coulisses, les discussions s’annoncent tendues. Car derrière ce bras de fer, c’est aussi une certaine vision du service public aérien qui se joue.
