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vendredi, mars 20, 2026
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Sommet Trump-Poutine : l’Europe appelle à un sommet trilatéral avec l’Ukraine et maintient ses sanctions contre la Russie

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  • Après la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska, les dirigeants européens affichent leur unité.
  • Ils appellent à un sommet trilatéral avec Volodymyr Zelensky, garanties de sécurité pour l’Ukraine et sanctions maintenues contre la Russie tant que la guerre se poursuit.

Quelques heures après la réunion entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, les principaux dirigeants européens ont réagi par un communiqué ferme.

« Nous sommes prêts à travailler avec le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky en vue d’un sommet trilatéral avec le soutien de l’Europe », indique la déclaration, rendue publique par la Commission européenne.

 « Les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force »

Le texte rappelle que la souveraineté de l’Ukraine demeure un principe intangible. « Il appartiendra à l’Ukraine de prendre des décisions sur son territoire. Les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force », peut-on lire dans le communiqué.

Signée par Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron, Giorgia Meloni, Friedrich Merz, Keir Starmer, Alexander Stubb, Donald Tusk et António Costa, la déclaration souligne également que l’Ukraine doit bénéficier de « garanties de sécurité inébranlables » et que « la Russie ne peut pas opposer son veto à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN ».

 Soutien aux efforts de Trump, mais sanctions maintenues

Les dirigeants européens se disent encouragés par la démarche américaine. « Nous saluons les efforts du président Trump pour mettre fin à la tuerie en Ukraine, mettre fin à la guerre d’agression de la Russie et parvenir à une paix juste et durable », écrivent-ils.

 Mais ils réaffirment leur fermeté : les sanctions contre Moscou resteront en vigueur « tant que les massacres en Ukraine se poursuivront ».

 Zelensky réclame « une paix réelle »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a immédiatement réagi sur X. « Nous avons besoin d’une paix réelle, pas seulement d’une nouvelle pause entre les invasions russes », a-t-il déclaré.

Il a ajouté avoir précisé à Donald Trump que « les sanctions devraient être renforcées s’il n’y a pas de réunion trilatérale ou si la Russie tente de se soustraire à une fin honnête de la guerre ».

Poutine accusé de « faire traîner les négociations »

Plusieurs responsables européens ont réagi à la rencontre d’Anchorage. Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espend Barth Eide, a affirmé que les propos de Vladimir Poutine n’étaient rien d’autre que « un code pour la justification russe de l’invasion illégale de l’Ukraine ».

Le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, a estimé que « Poutine n’est toujours intéressé que par les gains territoriaux les plus importants possibles et par la restauration de l’empire soviétique ».

 Kaja Kallas, haute responsable européenne, a pour sa part dénoncé la stratégie russe : « La dure réalité est que la Russie n’a pas l’intention de mettre fin à cette guerre de sitôt. (…) Poutine continue de faire traîner les négociations et espère s’en tirer à bon compte. Il a quitté Anchorage sans s’être engagé à mettre fin à la tuerie. »

L’Europe, entre fermeté et volonté de dialogue

Ce front uni illustre la position de l’Europe : ouverte à un règlement diplomatique aux côtés des États-Unis et de l’Ukraine, mais déterminée à maintenir la pression sur Moscou. L’appel à un sommet trilatéral marque une étape supplémentaire vers une diplomatie collective, mais les Européens ne se font guère d’illusions sur les intentions réelles du Kremlin.

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