- Dans la nuit du 15 au 16 septembre, Gaza-Ville a été pilonnée par des bombardements forts et soutenus, marquant le lancement de l’opération terrestre « Chariots de Gédéon 2 ».
- « Gaza brûle », clame le ministre israélien de la Défense Israël Katz, tandis que l’ONU dénonce un « carnage » et que les capitales multiplient les mises en garde.
Gaza a été touchée par des bombardements forts et soutenus dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 septembre, selon plusieurs témoins rapporte l’AFP. Selon l’armée israélienne deux divisions sont impliquées dans le début de l’opération terrestre « Chariots de Gédéon 2 », présentée comme une nouvelle étape de son offensive dans la bande de Gaza.
« Gaza brûle », dit Israël Katz
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a réaffirmé la détermination d’Israël à poursuivre l’assaut, au lendemain des frappes nocturnes aux abords et dans la ville de Gaza.
« Gaza brûle. Tsahal frappe d’une main de fer les infrastructures terroristes, et les soldats de Tsahal se battent vaillamment pour créer les conditions nécessaires à la libération des otages et à la défaite du Hamas », a-t-il déclaré sur X.
« Nous ne céderons pas et ne reculerons pas jusqu’à ce que la mission soit achevée », a-t-il ajouté.
Ces frappes interviennent au lendemain d’une visite à Jérusalem du secrétaire d’État américain. Marco Rubio a promis le « soutien indéfectible » des États-Unis à Israël pour éliminer le Hamas dans la bande de Gaza. Il doit se rendre ce mardi à Doha afin de « réaffirmer le soutien total des États-Unis à la sécurité et la souveraineté du Qatar » après l’attaque israélienne dans l’émirat, le 9 septembre, contre des chefs du Hamas, selon le département d’État.
Réactions diplomatiques
À Bruxelles, la Commission européenne devrait approuver un nouveau train de sanctions contre Israël. « Demain, les commissaires adopteront un paquet de mesures concernant Israël », a indiqué sa porte-parole Paula Pinhoen précisant que ce paquet inclurait « une proposition visant à suspendre certaines dispositions commerciales dans les accords entre l’Union européenne et Israël ».
À Londres, la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a dénoncé la nouvelle offensive :« Totalement irresponsable et épouvantable. » Selon elle, l’opération « ne fera qu’entraîner plus de bains de sang, tuer davantage de civils innocents et mettre en danger les otages ». Elle appelle à un « cessez-le-feu immédiat ».
Appels palestiniens : « intervention internationale urgente »
Dans un communiqué publié sur X, le ministère palestinien des Affaires étrangères a lancé un appel à « une intervention internationale urgente et exceptionnelle pour protéger les civils de la ville de Gaza ». Le ministère dénonce par ailleurs « l’échec de la diplomatie internationale à mettre fin à la guerre est suspect et injustifié », et se dit « extrêmement préoccupé par les déclarations vantardes des dirigeants du gouvernement d’occupation concernant l’invasion de la ville de Gaza ».
À l’ONU : « mettre fin au carnage » et accusation de « génocide »
Depuis Genève, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a condamné l’offensive terrestre sur Gaza-Ville. Selon Reuters, ce dernier a exigé la fin du « carnage », pointant des « preuves grandissantes » d’un « génocide ».
« Le monde entier crie pour la paix. Les Palestiniens, les Israéliens crient pour la paix. Tout le monde veut que ça s’arrête, et ce qu’on voit, c’est une escalade continue qui est totalement et parfaitement inacceptable », a-t-il ajouté.
Parallèlement, une commission d’enquête de l’ONU affirme qu’Israël commet un « génocide » à Gaza. Dans son rapport, elle estime : « Il est clair qu’il existe une intention de détruire les Palestiniens de Gaza par des actes qui répondent aux critères énoncés dans la Convention sur le génocide. »
